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Le financement de l’innovation en question

10:51 Entreprises, France, Innovation, Technologie

Internet-des-ObjetsSigFox, start-up spécialisée dans les réseaux bas-débit, est une société française comme son nom ne l’indique pas. Sa technologie avancée permet de déployer à très bas coût une infrastructure qui s’avère bien suffisante dans certains types d’usage, tels les communications Machine to Machine (M2M) et l’Internet des Objets.

L’Internet des Objets et l’immense opportunité que constitue la connexion de milliards d’objets qui ont très peu de données à échanger (quelques octets), ne peuvent se développer que si le coût total de possession ou Total Cost of Ownership (TCO) n’excède pas quelques euros par an. SigFox a réussi à résoudre cette équation technico-économique.

Après avoir validé sur Toulouse son savoir-faire, l’entreprise a souhaité étendre son réseau sur l’ensemble du territoire français et plusieurs autres pays étrangers. Coût de l’investissement ? 10 millions d’euros seulement (à comparer aux 25 milliards nécessaires pour un réseau haut débit 4G).

SigFox a donc cherché un investisseur et n’a pas tardé à le trouver. Son nom : Intel. Son métier : les microprocesseurs. Sa nationalité : américaine.

Moralité optimiste : la France sait être innovante et continue à intéresser les plus grands acteurs des NTIC.

Moralité pessimiste : la France est incapable de financer une start-up prometteuse et risque de perdre un nouveau savoir-faire.

Un commentaire
  1. Henri-Paul Soulodre :

    Date: février 1, 2013 @ 13 h 23 min

    @ Meriem,

    C’est une caractéristique très ancienne de la France. Innovatrice certes mais seulement innovatrice.

    Très peu de succès story sont nées en France par « frilosité » des acteurs possédant de l’argent.

    L’argent disponible ne s’intéresse plus au succès ou à l’œuvre mais uniquement au rendement financier attendu. Ce qui est bien un comportement de petit rentier et pas de mécène des talents comme jadis !

    Normal que les grands acteurs des TIC, donc du Numérique, dans ce cadre possèdent une véritable « force d’attraction » pour les petites entreprises.

    C’est l’équivalent dans l’Univers de la gravitation universelle…

    On va vers la concentration en créant des univers de vide !

    On pourrait interroger sur ce sujet grave pour le pays et ses habitants, le président de l’Observatoire du Numérique, Jean Mounet.

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