Khomeiny avait fait de même en 1980. Il était même allé si loin que l’Irak, avec la complicité américaine, était entrée en guerre. Espérons que rien d’aussi grave ne surviendra aujourd’hui mais il faut quand même s’attendre à ce que le régime trouve des excuses pour pratiquer des purges parmi les dirigeants tentés par la contestation. Une première indication sera fournie d’ici à quelques semaines lors de l’intronisation d’Ahmadinejad pour son second mandat. En principe, tous les corps constitués devront être présents avec, à leur tête, les plus grands dignitaires du régime. On verra à ce moment là s’il y a des absents et, on en déduira par soustraction, avec qui les durs du régime essayent d’établir un semblant de dialogue. Une fois ce semblant de dialogue établi, le système pourra se vanter d’avoir atteint un certain équilibre. Après un délai de prudente décence, Obama pourra se permettre d’amorcer une négociation. Il a besoin de l’Iran pour sortir d’Irak et se dépatouiller en Afghanistan. Le régime iranien en a tout autant besoin pour faire figure d’interlocuteur crédible et aboutir au fameux « grand bargain » dont il rêve depuis près de dix ans. |