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Le 30 septembre 2008
Où nous mène l’Amérique
080930-Andreani.jpgQue ferait Obama s’il était élu ? Que ferait Mc Cain s’il était élu ? Quelles seraient leurs marges de manœuvre ? Que pourrait faire l’Europe ? Des certitudes émergent. Des incertitudes subsistent. Jacques Andréani, ancien Ambassadeur à Washington et praticien des relations EST-OUEST, est particulièrement apte à dresser l’inventaire. Il est intervenu, mercredi 08 octobre, sur le thème : « Où nous mène l’Amérique ».

Né à Paris, Jacques Andréani est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA).

 

A la sortie de l’ENA, il choisit la carrière diplomatique. Il a été aussitôt nommé secrétaire d’Ambassade à Washington, où il est resté cinq ans, puis de là, après un stage à Paris pour apprendre le russe et étudier les questions d’Europe de l’Est, il a été affecté à Moscou. Il y a passé les périodes les plus difficiles de la guerre froide (construction du mur de Berlin, crise de Cuba de 1962).

 

Après Moscou, il revient à Paris, chargé, d’abord de l’Union Soviétique, ensuite des relations avec l’ensemble des pays communistes d’Europe. Il rejoint en 1970 la délégation de la France auprès de l’OTAN comme Représentant Permanent Adjoint. De novembre 1972 à août 1975, il dirige la délégation française aux pourparlers préliminaires à la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) à Helsinki, puis à la CSCE elle-même à Genève. De 1975 à 1979, il est Directeur d’Europe au Ministère des Affaires Etrangères.

 

En 1979, il est nommé Ambassadeur en Egypte. En 1981, il devient Directeur des Affaires Politiques au Ministère de Affaires Etrangères pendant trois ans, jusqu’à sa nomination comme Ambassadeur en Italie. Après quatre années à Rome, il revient à Paris en tant que Directeur de Cabinet de Roland Dumas, Ministre des Affaires Etrangères.  En 1989, il rejoint Washington en tant qu’Ambassadeur. Il restera en poste jusqu’en octobre 1995.

 

Depuis 1997, Jacques Andréani a accompli diverses missions que lui ont confiées le président de la République et le Ministre des Affaires Etrangères, notamment dans les pays du Moyen-Orient. En 2000, il a été chargé de négocier avec les autorités américaines un accord portant sur l’indemnisation des propriétaires juifs d’avoirs bancaires spoliés pendant l’occupation nazie en France.

 Il a enseigné les relations internationales à l’Université de Clermont-Ferrand (1996-1997), à l’Université Johns Hopkins, Centre de Bologne, (1997-1998) et à la LUISS à Rome (2000-2005).

Jacques Andréani est Président de la section Etats-Unis de l’Association France-Amériques, Président d’honneur de la Société Dante-Alighieri – Comité de Paris, Président des Amis de l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales du Caire, Président d’honneur de l’Association des Anciens Elèves de Sciences-Po. Membre du Conseil d’Administration de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Membre de la Commission trilatérale.

 

Il est membre du Club des Vigilants et du « Club de Monaco », institution privée qui rassemble des personnalités politiques, diplomatiques et de la presse des pays des deux rives de la Méditerranée.

 Jacques Andréani est Commandeur de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre National du Mérite et a publié L’Amérique et nous (Odile Jacob, 2000) et Le Piège : Helsinki et la chute du communisme (Odile Jacob, 2005).
Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 30/09/08 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 29 septembre 2008
Pétrole : à la recherche du juste prix
080929-Petrole.jpgQuand le pétrole monte, l’économie des pays acheteurs souffre mais les transports, les industries et les particuliers s’engagent sur la voie des économies. Quand le pétrole baisse, la croissance retrouve quelque chance mais les bonnes habitudes se perdent. Que faut-il donc espérer ?

Les tenants de l’écologie voudraient que les Etats importateurs ajustent leurs taxes sur les produits pétroliers de telle sorte que les mouvements à la baisse soient limités. Certains proposent un prix plancher correspondant à 100 $ le baril. C’est sans doute excessif mais le raisonnement a du bon. 

Si l’on tient compte de l’état réel du marché (en faisant abstraction d’une attaque américaine sur l’Iran qui créerait la pénurie), on peut estimer que le prix d’équilibre se situe aux environs de 60 $ le baril. Est-il souhaitable qu’il descende plus bas ? Sans doute pas. Mieux vaudrait que les ajustements amorcés en période de « surprix » ne soient pas remis en cause par des excès de « sous prix ».

Posté par Marc Lanval, le 29/09/08 dans Economie - Environnement | Commentaires (3) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 26 septembre 2008
The Founding Son
080926-Obama.jpgLe film de Luc Besson, « Le cinquième élément » est sorti en 1997. On y apercevait un Noir devenu Président des Etats-Unis. C’était de la science fiction. A peine plus crédible que le reste du scénario.

Les images qui restaient en mémoire étaient celles des « ghettos » en flamme dans les années 60. La révolte grondait de Chicago à Los Angeles. Un mouvement extrémiste, les « Black Panthers », prônaient la guérilla urbaine. La répression semblait inefficace. L’ « affirmative action » (discrimination positive) était dans les limbes et dans les studios d’Hollywood, il n’était pas encore question de confier des rôles sympa à des Noirs ou même à des métis.  

On saura le mardi 4 novembre si les Etats-Unis d’aujourd’hui sont prêts à confier la présidence à un « homme de couleur ». Sa campagne, de toute façon, aura inauguré une ère nouvelle. Ses écrits et ses discours préfigurent une Amérique post raciale où les Blancs (non hispaniques) ne seront plus majoritaires mais où les autres partageront, en l’adaptant, le « rêve américain ».  

Ce rêve, les « Founding Fathers », les Pères fondateurs l’ont à la fois incarné et mis en œuvre. Combinant idéal et pragmatisme, ils ont jeté les bases d’une Constitution qui tient la route depuis 1776 et sert de boussole à la plupart des démocraties. Les « Federalist Papers » qui rassemblent leurs œuvres et leurs débats, témoignent de leur élévation de pensée. Barack Obama a lu et relu. Il s’est imprégné et, sans trahir le rêve, s’efforce de le projeter dans l’avenir. En esquissant ce qu’il appelle une « promesse américaine », il acquiert la stature d’un « Founding Son », d’un Fils fondateur. 

Cela lui assurera certainement une place dans l’Histoire mais pas nécessairement à la Maison Blanche. Il a beau bénéficier de l’impopularité de Bush et de la gravité de la crise économique, sa personnalité intrigue plus qu’elle ne rassure (voir en date du 18 septembre 2008 « Obama : un trait de caractère »). De plus, la tension internationale mobilise en faveur de Mc Cain les Américains originaires d’Europe de l’Est : ils sont des millions, ont reçu en héritage une détestation de la Russie et peuvent faire la différence dans certains Etats clefs.

Surtout, de nombreux faux indécis forment un obstacle de taille. Ces électeurs ne sont séduits ni par Mc Cain, ni par Obama mais savent, au fond d’eux-mêmes, qu’ils ne sont pas prêts à voter pour un « homme de couleur ». Combien sont-ils ? Les instituts de sondages ne le savent pas. Ils collationnent des opinions déclarées mais ne sondent pas les cœurs. Peut-être devraient-ils corriger leurs « données brutes » de quelques points.  

Obama est conscient de tous ces obstacles. Sa volonté et son talent peuvent lui permettre de les surmonter. Dure, pourtant, sera la remontée.

Posté par Marc Ullmann, le 26/09/08 dans Politique - USA | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 23 septembre 2008
Relocalisations en vue
080923-Delocalisation.jpgLa recherche d’une rentabilité accrue a amené la plupart des entreprises américaines à délocaliser la production des produits de moyenne et même haute technologie, en particulier vers la Chine. Mais, selon une très récente étude de McKinsey, le vent serait en train de tourner. En cause, la hausse des salaires, la baisse du dollar et, flambée du pétrole oblige, l’accroissement du coût des transports.

Pour illustrer ce retournement, l’étude prend l’exemple d’un serveur moyen de gamme. En 2003, le fabriquer en Chine permettait une économie de 60 % sur le coût du travail. Sur une base de 100 $ d’économie en coûts salariaux, et en soustrayant 36 $ de coûts divers (conditionnement, transport, retour de produits défectueux...), le gain net pour l’entreprise était de 64 $.  

Or, entre 2003 et 2008, souligne l’étude, l’augmentation annuelle moyenne des salaires a été de 19 % en Chine contre 3 % aux Etats-Unis. Conséquence : les gains sur les salaires, 45 $, ont chuté de plus de la moitié. Dans le même temps les autres coûts, 61 $, ont presque doublé. Le fret, à lui seul, est passé de 7 à 28 $. L’avantage comparatif de la Chine a disparu. Il est même négatif : - 16 $.

La hausse des salaires et du transport, malgré le repli actuel du prix du pétrole, constituent des tendances lourdes. Ce qui constitue une bonne nouvelle pour les Etats-Unis. La relocalisation de tout ou partie de la production peut donc commencer.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 23/09/08 dans Economie - USA | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 19 septembre 2008
Crise : vers une troisième phase
080919-wall-street.jpgLes actions menées cette année par les banques centrales eussent largement suffi à maîtriser la crise  de 1929. L’effet multiplicateur des titrisations abusives a changé la donne.

La première ligne de défense a été monétaire.

Des liquidités ont été mises à disposition. Cela n’a pas suffi.

La deuxième ligne de défense est fiscale.

Le gouvernement américain rachète des mauvaises créances. Cela risque de ne pas suffire.

Que restera-t-il à négocier sinon la souveraineté ?

Nous ne sommes plus en 1945. Le Dollar a perdu sa puissance. L’Asie et le Moyen Orient détiennent les clés du coffre. Le pouvoir devra être partagé.

Un système mondial sera, finalement, mis en place.

L’Europe jouera un grand rôle dans cette "perestroïka" du capitalisme. Ce sera son heure de vérité.

Posté par Marc Ullmann, le 19/09/08 dans Economie - Mondialisation - USA | Commentaires (44) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 18 septembre 2008
Obama : un trait de caractère
080918-Obama.jpgCertains détails sont signifiants. Ainsi, lorsqu’Obama, jeune et brillant professeur de Droit, a renoncé a une très lucrative carrière d’avocat pour s’engager comme travailleur social dans les bas quartiers de Chicago, il a demandé à son recruteur : « Qu’est-ce que je vais apprendre ? ». Encore aujourd’hui le recruteur s’en souvient : c’est la seule et unique fois qu’on lui a posé une telle question. La suite a montré qu’Obama voyait loin. Ses expériences cumulées lui ont permis d’être élu au Sénat où il a également beaucoup appris. Les jeunes et les instruits louent sa curiosité constructive. Les grégaires, en revanche, disent : « He does not belong » et le croient opportuniste. Les autres s’interrogent et parfois doutent.
Posté par Marc Ullmann, le 18/09/08 dans Politique - USA | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 17 septembre 2008
Les groupes de réflexion et d’influence en Europe
080917-GroupesdeReflexion.jpgLes think-tanks prolifèrent mais ne couvrent pas tous les mêmes domaines et sont d’inégale qualité. Comment s’y retrouver ? Comment faire la différence entre centres de recherche et caisses de résonance de partis politiques ou d’intérêts particuliers ? D’où vient l’argent ? Qui fait quoi ? Comment jauger l’influence réelle de tous ces cercles, clubs, instituts, fondations, observatoires, etc. ? Ce guide est particulièrement complet et parait objectif. C’est un outil pour décideurs, une mine de renseignement pour citoyens curieux.
Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 17/09/08 dans Livres Recommandés | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 15 septembre 2008
L’Empire en haillons
080915-EmpireHaillons.jpgGoogle est emblématique de l’Amérique qui gagne. Nulle part ailleurs le goût d’entreprendre, le système universitaire, le capital risque ne forment un écosystème aussi favorable à l’éclosion d’entreprises innovantes. Par contraste, les vieilles structures craquellent.

Transiter dans un aéroport américain est une épreuve : on se croirait dans un pays sous-développé. Plus généralement, presque toutes les infrastructures devraient être rénovées. 

La crise financière rend le problème aigu. Le budget fédéral est constamment en déficit et, compte tenu des politiques menées, le poids des dépenses militaires ne fait que s’alourdir. Le gouvernement aura d’autant plus de mal à dégager des crédits pour des investissements civils qu’il a dû sauver d’urgence les géants Fannie Mae et Freddie Mac. Ces deux entreprises semi publiques, aujourd’hui sous tutelle, ont des encours d’environ 5. 200 milliards de dollars et leurs coffres sont pleins de titres immobiliers en perdition. 

Si l’on ajoute à cela que des secteurs industriels entiers sont aux abois, que le commerce extérieur est dans le rouge depuis des décennies et que les immenses dettes américaines (en augmentation d’environ 1.700 milliards de dollars depuis l’arrivée de Bush) sont entre les mains de créanciers d’Asie et du Golfe Persique, on arrive à la conclusion que, malgré la remontée de la croissance au deuxième trimestre, n’importe quelle étincelle peut déclencher un incendie.

Posté par Marc Ullmann, le 15/09/08 dans Economie - USA | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 13 septembre 2008
Réveil ottoman
080913-ReveilOttoman.jpgLa géographie et l’Histoire font de la Turquie un acteur indispensable à la résolution de plusieurs crises sur plusieurs continents. Malgré des freins de politique intérieure, l’équipe au pouvoir avance des pions. 

Ø      L’empire ottoman a beau avoir laissé son empreinte sur le Caucase, la Turquie ne pouvait s’impliquer efficacement tant qu’elle restait l’ennemie déclarée de l’Arménie. D’où l’amorce d’une réconciliation, symbolisée par la présence, le 6 septembre à Erevan, du président Abdullah Gül, à l’occasion du match de foot qui opposait les équipes nationales. La proposition turque d’un « Protocole Caucasien de Stabilité et de Coopération » peut ainsi être relancée. Un tel pacte, s’il était crée avec l’assentiment de la Russie, pourrait servir de cadre pour l’arbitrage et le règlement de conflits locaux.

 

Ø      La Turquie sert d’intermédiaire à des pourparlers entre Israël et la Syrie. C’est important et pourrait, de surcroît, servir de précédent à d’autres rencontres puisque la Turquie a des intérêts communs avec l’Iran, entretient de bonnes relations avec le gouvernement irakien et reste l’alliée des Etats-Unis.

      Ø      La Turquie qui achemine déjà vers l’Europe du pétrole caspien, pourra servir de route aux hydrocarbures en provenance de deux de ses voisins, l’Irak et Iran. 

Indispensable carrefour.

Posté par Marc Lanval, le 13/09/08 dans Europe - Géopolitique - Moyen Orient | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 9 septembre 2008
Le mistigri de la relance
080909-Relance.jpgDans un monde aux frontières ouvertes, la croissance des uns favorise les exportations des autres. Cette année, les pays d’Europe subissent une panne de croissance. Les gouvernements sont donc tentés d’appliquer une politique de relance. Compte tenu des règles édictées au sein de l’Union Européenne, seuls les pays qui sont dans les clous des règles budgétaires auront droit de le faire.

La France, ayant un déficit budgétaire supérieur à 3% du PNB et une dette cumulée  supérieure à 60 %, sera priée de s’abstenir. Elle devra se contenter de bénéficier de la relance des pays supposés vertueux, notamment l’Allemagne, l’Espagne et la Grande Bretagne.

L’amalgame est pour le moins étrange car si l’économie allemande peut effectivement être considérée comme vertueuse, il n’en va pas de même des économies anglaise et espagnole où l’endettement des ménages est de l’ordre de 130 % du PNB, c’est-à-dire plus du double du ratio français. 

Peut-être faudra-t-il un jour tirer la leçon que suggèrent les chiffres et se défaire du préjugé que seuls les déficits publics sont condamnables. La vertu, si vertu il y a, devrait être appréciée de toute autre manière. D'abord globalement, en cumulant la dette publique des états et de leurs collectivités territoriales avec l'endettement privé des ménages et des entreprises (même si, pour ces dernières, l'exercice peut apparaître plus complexe compte tenu de leur internationalisation). Ensuite, en faisant la nécessaire distinction entre l'endettement destiné à l'investissement productif et celui qui sert à couvrir des frais de fonctionnement. A cet égard, il est utile de rappeler que les collectivités territoriales ont l'obligation de voter des budgets en équilibre (discipline que ne s'impose pas l'Etat !). 

En attendant, les Français pourraient dire merci aux Anglais et aux Espagnols. Grâce à leur vertu supposée (et probablement provisoire) la situation économique de la France se dégradera, peut-être, un peu moins que prévu.   

Posté par Jean Auroux, le 09/09/08 dans Economie - France | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 6 septembre 2008
Comment réformer la Sécu
Johanet1.jpgLe gaspillage en hommes, en temps et en argent est au cœur du système de soins à la française. La réforme de 2004 a été encensée lors de son adoption. Elle est maintenant conspuée. Gilles Johanet, Président du comité maladie de la FFSA, veut sortir de cette double myopie. Il est intervenu, jeudi 11 septembre, sur le thème : « Comment réformer la Sécu ».  

Gilles Johanet sait de quoi il parle puisqu’il a été, de 1989 à 1993, puis de 1998 à 2002, Directeur de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS). 

Auparavant, il a dirigé, de 1985 à 1987, l’Etablissement National des Invalides de la Marine. En 1993, il rejoint la Cour des Comptes en tant que Conseiller Maître et en assure, de 1997 à 1998, le secrétariat général. 

Actuellement, Gilles Johanet est Chef de la représentation permanente d’Allianz à Bruxelles auprès de l’Union européenne et Président d’APRIA-RSA. Il est également Président du Comité Maladie de la FFSA. 

Il est l’auteur de trois ouvrages : Contes et mécomptes de la protection sociale  publié en 1985, Santé, dépenser sans compter (Santé de France, 1995) et Sécurité Sociale : l’échec et le défi (Seuil, 1998).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 06/09/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 4 septembre 2008
Nord/Sud : dialectique du changement
080904-NordSud.jpgLes innovations technologiques et le changement socio-culturel sont souvent interactifs. Lorsqu’ils se nourrissent l’un l’autre ils constituent de puissantes dynamiques, des sortes d’attracteurs socio-technologiques, qui attirent des transformations de la société, de l’économie et des moeurs.

En Occident, au XXème siècle, les changements socio-culturels ont été souvent les déclencheurs. Par exemple, la pulsion séculaire d’émancipation et d’autonomie des Européens et des Américains les a incités à accueillir la voiture automobile à bras ouverts et celle-ci a renforcé leur autonomie jusqu’à ce que les embouteillages ne la briment. De même, au milieu des années 80, l’usage des micros ordinateurs et la pratique de leur interconnexion n’ont pas été promus par IBM ni par les services informatiques des entreprises qui préféraient les gros ordinateurs. Ils ont été comme arrachés et imposés par les cadres avides d’autonomie et d’interconnections ; mais, une fois installés, la pratique des micros ordinateurs connectés a renforcé le besoin d’émancipation et de connexion et accéléré spectaculairement le développement des réseaux et socio-systèmes et l’influence des sociétés civiles. La fantastique rapidité de l’implantation des téléphones mobiles est un autre exemple de ce phénomène. Elle s’est produite parce que le portable répondait à un formidable besoin latent des personnes, des familles et des réseaux d’amis dont il a changé la vie quotidienne.

Dans les pays qui, aujourd’hui, s’ouvrent voracement à la modernité, le processus est souvent inverse. En Chine, par exemple, c’est, dans bien des cas, l’utilisation des techniques modernes de communication (automobile, micro ordinateur, téléphone mobile, web, etc.) qui est première. Mais, elle donne naissance et renforce rapidement des conduites de recherche de liberté personnelle et de libre interaction sociale qui multiplient les réseaux et socio systèmes, étoffent la société civile qui prend de l’indépendance par rapport à l’administration et au parti.
Posté par Alain de Vulpian, le 04/09/08 dans Société - Technologie | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 1 septembre 2008
Rémunération des patrons : le logiciel est implacable
080901-SalairesdesPatrons.jpgIl y longtemps que l’on n’a pas parlé des altitudes atteintes par les responsables du CAC 40. Que l’on se rassure, cela reviendra et l’on constatera que hors Stock options, Golden parachutes,... de nouveaux sommets seront franchis de façon inéluctable. Pourquoi ?

Le phénomène est d’une grande simplicité. Un nouveau patron est nommé à la tête d’un grand groupe.  Le Comité des rémunérations (ou des mandataires) s’adresse à un cabinet de Conseil (il y en a cinq  ou six dans ce domaine) qui comme des confrères tiennent à jour la grille des salaires des responsables du CAC 40. Le nouveau patron, prometteur par définition, ne peut entrer dans le bas du tableau. On le situera dans le "first tier" du haut. Mais ce faisant il va décaler toute la grille vers le haut : point moyen, médiane, centre du first tier, du last tier (peu fréquenté) ce qui, lors du prochain examen annuel de la rémunération des autres dirigeants, va entraîner une augmentation générale des salaires jusqu’au moment où un nouvel arrivant va à son tour provoquer l’ascension de la grille. Et ceci quelle que soit la santé de ces grandes entreprises, les fondamentaux, la conjoncture mondiale...

Et c’est ainsi que votre fille est muette...

Posté par Bernard Esambert, le 01/09/08 dans Economie - Entreprises - France | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

 
Luc Ferry
 
Président délégué du Conseil d'Analyse de la Société, Luc Ferry est intervenu, mercredi 1er juillet, sur le thème : « La France de demain doit se réfléchir aujourd’hui ».  
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