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Iran : conséquences d'une guerre, risques du statu quo |
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Une étude intitulée "Conséquences d'une intervention américaine en Iran. Risques du statu quo" été réalisée par un groupe de travail du Club des Vigilants, animé par Jacques Andréani.
Etienne Copel, François Nicoullaud et Marc Ullmann sont membres de ce groupe et plusieurs autres personnalités, dont un économiste de renom, ont apporté leur concours. Rappelons que Jacques Andréani a été ambassadeur de France à Washington, que François Nicoullaud a été ambassadeur de France à Téhéran, que le général Etienne Copel est vice-président du Haut comité français pour la Défense civile et que Marc Ullmann dirige les études du Club des Vigilants. Pour télécharger Conséquences d'une intervention américaine. Risques du statu quo
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Téhéran joue la montre |
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Les autorités iraniennes craignent que Bush orchestre un « show down » avant de partir. Pour arriver sans encombre jusqu’au deuxième mardi de novembre, elles envoient ou laissent envoyer toutes sortes de signaux :
- La Syrie a entamé un dialogue avec Israël sous l’ombrelle de la Turquie ; - Le Hezbollah a mis fin au blocage de la politique libanaise ; - Des milices chiites en Irak ont suspendu leurs opérations contre les forces gouvernementales ; - Ali Akbar Hashemi-Rafsanjani, un rival de Mahmoud Amadinedjad, a rendu visite au roi d’Arabie et évoqué la possibilité d’un partenariat durable entre l’Iran et les pays du Golfe dans le secteur du gaz. Rafsanjani a cependant jugé utile de prévenir le roi qu’en cas d’agression américaine, l’Iran effectuerait des représailles à l’encontre des pays qui auraient été complices des « agresseurs » ; - Ali Larijani, un autre rival de Mahmoud Amadinedjad, a été élu Président du Majlis, le parlement iranien. M. Larijani a beau être conservateur, c’est un homme policé, capable de négocier avec l’Occident ; - Nuri Kamal Al-Maliki, premier Ministre irakien, a été invité à Téhéran où on l’a cajolé tout en le mettant en garde contre la signature d’un accord qui permettrait aux Américains de conserver des bases militaires en Irak et de les utiliser comme bon leur semblerait. Cette mise en garde vient précisément au moment où Bush exerce une pression sur Maliki pour qu’un tel accord soit signé avant la fin juillet. Clic-clac, clic-clac, …, à l’horloge de l’Histoire, les prochains mois compteront double. Par des correspondants au Moyen Orient
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L’arme du charisme |
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Pourquoi et en quoi Barack Obama est-il charismatique ? Quand les peuples ont-ils besoin d’un leader charismatique ? Les bienfaits ? Quand les peuples ont-ils tout à craindre d’un leader charismatique ? Les méfaits ? Qu’en est-il des entreprises ? François Aelion, expert es charisme et spécialiste passionné par son sujet, est intervenu, mercredi 9 juillet, sur le thème : « L’arme du charisme »
En 1986, il crée une société de recherche, conseil et formation en management, négociation et efficacité comportementale des dirigeants, DANTHROS. En 1990, il met au point pour ses clients une méthode d’influence comportementale ainsi qu’une bibliothèque de réflexes commerciaux et managériaux à fort impact. Il intervient sur toute la gamme de la stimulation des énergies en entreprise. Concepteur et animateur de plus d’une cinquantaine de thèmes de séminaires comportementaux, il conseille la communication personnelle de plusieurs dirigeants économiques et politiques actuels. Sa passion et son talent : mobiliser, lors de conventions, des salles de plusieurs centaines de participants autour d’idées chocs et rapidement exploitables. Pour cela il utilise des procédés à fort impact tels que l’analyse multicritère de courts extraits de film de cinéma projetés sur écran géant, le commentaire à chaud de tests dépouillés par télévote, la simulation de situations paradoxales par mimes et métaphores où il s’attache à démonter les « fausses logiques » et les vrais indices de succès. Il anime des séances de créativité et de production d’idées ou d’engagements et peut jouer, tour à tour, le rôle de candide, d’accoucheur et de meneur de jeu. Depuis 2000, ses interventions, faites en français ou en anglais, sont également relayées par des tests d’évaluation, sur Internet et des renforcements en mode e-learning, les « Form’réflex ».
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Biologie et mathématique |
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Les mathématiques ont depuis longtemps flirté avec la biologie mais, aujourd’hui, elles dépassent le statut d’outil statistique pour participer à la théorisation du vivant. On ne va plus chercher des mathématiques souveraines prêtes à l’emploi mais il y a enrichissement mutuel et la mathématique embrasse la biologie.
Car c’est une chose d’utiliser les outils mathématiques les plus évolués et c’en est une autre de faire participer pleinement des mathématiciens à des équipes de biologistes, de neurologues, de neuropharmacologues en les incitant à féconder leurs thèmes de recherche en concepts nouveaux. Ainsi une équipe de cette nature a-t-elle permis à la Pitié Salpêtrière de prévoir certaines crises d’épilepsie avec une avance de quelques minutes en découvrant un attracteur dans des milliers d’électro-encéphalogrammes traités par ordinateur. Un mathématicien des théories du chaos utilisé en sous-traitant aurait-il permis une telle découverte ? Il s’agit désormais, dans de nombreux cas, de fédérer des équipes relevant de la biologie et des mathématiques. Ce concept fécond de multidisciplinarité − qui vaut également pour la chimie (c’est déjà largement le cas) et la physique où beaucoup reste à faire − est pratiqué dans certains centres de recherche. Il justifie des enseignements joints de biologie et de mathématiques.
Jumeler complexité et simplicité en conjuguant l’intuition et la rationalité souvent prémonitoire de deux « big sciences » comme disent les anglo-saxons, quelle belle espérance.
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Pour une Europe participative |
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Il est faux de dire que le million d’Irlandais qui a voté « non » le 12 juin a imposé sa volonté à 500 millions d’Européens. Si des référendums avaient eu lieu dans tous les pays concernés, nul ne sait quel eut été le résultat.
La crise n’en est que plus profonde. Les gouvernements devront faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour sauver l’essentiel du Traité, à commencer par la légitimation des « coopérations renforcées », permettant aux pays qui le souhaitent de former des avant-gardes.
A supposer qu’ils y parviennent, un long chemin restera à parcourir pour que l’Europe devienne chère au cœur des Européens. Certains reprochent aux Irlandais, jusqu’ici principaux bénéficiaires des fonds communautaires, de n’avoir pas voulu renvoyer l’ascenseur en Europe de l’Est. Le reproche est fondé mais le problème se serait-il posé si les partisans du « oui » avaient capté l’imaginaire au lieu d’être simplement raisonnables ? En Irlande ce mois-ci, comme en France et aux Pays Bas il y a trois ans, les « élites » ont pris le peuple de haut. Elles se sont crues dépositaires de la vérité. Quelle vérité ? Les élites ne sont pas plus conscientes que le peuple de ce qui fait ou de ce qui ne fait pas l’identité européenne.
Prenons l’exemple de l’euro. Les politiques et les experts ont sans doute eu raison de refuser que les billets soient à l’effigie des Pères fondateurs de l’Union : il leur était difficile de choisir entre De Gaulle et Monnet ; s’il y avait eu à la fois Adenauer et de Gasperi cela aurait sans doute fait trop « démocrate chrétien » ; on comprend leur embarras. Mais pourquoi se réfugier dans des abstractions ? Pourquoi ne pas essayer de toucher l’âme des peuples ? Pourquoi ne pas chercher à savoir quelles étaient les icônes de notre culture ? Pas besoin de référendum pour cela. Débats et discussions se seraient multipliés. Les télévisions auraient pris le train en marche. Mozart et Léonard de Vinci seraient peut-être arrivés en tête. Peut-être pas. De toute façon, nos billets auraient une autre allure.
L’identité européenne aurait aussi pu (et peut encore) s’incarner dans le sport. Un match de foot entre l’Europe et l’Amérique Latine serait un évènement. Une compétition de judo entre l’Europe et l’Asie en serait un autre. Les disciplines ne manquent pas. Les supporters auraient un sentiment d’appartenance.
Sur un socle identitaire se bâtirait l’Europe des citoyens. Le recours au référendum peut se révéler utile en certaines occasions. Là n’est pas l’essentiel. L’essentiel est qu’à tous les niveaux - communes, régions, Etats, Europe – la démocratie s’appuie sur la participation. Y a-t-il un pourcentage des dépenses publiques, qui puisse être décidé par les usagers ? Y a-t-il un règlement, un formulaire, une directive qui puisse être élaborés ou modifiés ou supprimés après consultation directe des intéressés ? Voilà des questions qui n’appellent pas une réponse générale mais des efforts constants. Des efforts qu’il est urgent d’entreprendre si l’on veut intéresser les peuples au sauvetage d’institutions désormais menacées. Si l’on veut les impliquer dans la conception d’un projet, c’est–à-dire dans le partage d’un rêve.
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Libérer la croissance |
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Jacques Attali, qui est intervenu, le 11 juin 2008, lors du petit-déjeuner débat du Club des Vigilants, n’a pas manié la langue de bois. Satisfait que le rapport de la Commission pour la libération de la croissance qu’il préside n’a pas été remisé dans un tiroir, il n’en reconnaît pas moins qu’un certain nombre de propositions est loin d’emporter l’adhésion.
Toutes les propositions ont été, assure-t-il, prises à l'unanimité des membres de la Commission. Ce qui révèle, à sons sens, que tous les membres, pourtant de sensibilité très diverse, ont admis la gravité de la situation et pesé, en conscience, les remèdes les mieux appropriés. Jacques Attali reconnait que les propositions ont une cohérence qui, si elle est mise à mal, peut déboucher sur des solutions bancales. Mais il nie fermement les propos - tout le rapport ou rien - qui lui ont été attribués. Aujourd'hui, 180 des 316 propositions sont soit déjà mises en oeuvre soit sur le point de l'être, affirme-t-il. Certaines sont reprises telles que préconisées par la Commission. Il cite, à cet égard, tout le volet concernant l'industrie du savoir comme la modernisation de gestion des universités, les conditions d'organisation des stages, les réformes des échanges universitaires... D'autres, déplore-t-il, ont été modifiées. Ainsi en est-il de la proposition visant à instaurer une plus grande concurrence dans la grande distribution. Le maintien de la loi Raffarin et la suppression de la loi Galland, loin d'amplifier la concurrence et de faire baisser les prix pour les consommateurs, risquent, selon lui, de déboucher sur le transfert des profits aux actionnaires des quatre grands groupes de distribution en France. Autre motif de déception : tout ce qui a trait à la gouvernance. Des propositions très fermes et très précises ont été faites notamment pour la réduction des niches fiscales et des échelons administratifs - sept en tout entre la commune et l'Etat. Or, reconnaît-il, elles rencontrent une grande réticence. Comme si, estime-t-il, l'Etat était capable de tout réformer sauf lui-même. Il conclut que, de toute évidence, ce qui ne sera pas lancé avant le 1er juillet 2008, date à laquelle la France prend, la présidence de l'Union européenne, aura du mal à l'être plus tard. La présidence de l'Europe, très prenante, sera en effet suivie, en 2009, par les élections européennes. A croire que les réformes, même nécessaires, sont incompatibles avec une année d'élections.
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De Tchernobyl au Sichuan |
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En 1986, la catastrophe de Tchernobyl a souligné l’incompétence des autorités soviétiques et contribué à la chute du régime. Cette année, le tremblement de terre du Sichuan semble montrer, à l’inverse, que les autorités chinoises savent faire preuve de réactivité.
Au lieu de désinformer l’opinion, elles ont encouragé les médias à couvrir l’évènement sans rien cacher de sa gravité. Un élan populaire en a résulté. Les bonnes volontés et les dons se sont multipliés. La cohésion nationale loin de se disloquer s’est renforcée. Il est prévu que, chauvinisme aidant, elle se renforce encore à l’occasion des Jeux Olympiques. A moins que … un évènement nouveau ou une faute politique provoque un rejet.
L’évènement nouveau pourrait être une rupture de barrages, imprudemment construits sur des terrains prédisposés aux secousses sismiques. Aux yeux du peuple, il ne s’agirait plus alors d’une catastrophe « naturelle » mais bel et bien d’incurie.
La faute politique consisterait, pour les autorités, à fermer les yeux sur les défauts de construction qui ont fragilisé des écoles toutes neuves et entraîné la mort de milliers d’enfants. Qui dit défaut de construction dit détournement de fonds et donc corruption. Les familles des victimes, les bénévoles qui ont aidé les secouristes et, plus généralement, les téléspectateurs, émus par le drame, demandent réparation et même crient « vengeance ! ». Le laxisme ferait figure de complicité.
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La sagesse de l’argent |
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La recherche est le moteur de tout progrès scientifique, technologique, économique et social. Pourtant, certaines recherches, surtout lorsqu’on touche au domaine du vivant, suscitent des peurs, déclenchent des angoisses et provoquent des préventions durables dans l’opinion publique, en particulier des pays développés.
Ces peurs, qu’on les considère comme raisonnées ou pas, ne sont pas sans conséquence dans le domaine scientifique et économique. On le voit avec les OGM qui, 10 ans après leur lancement, peinent encore à s’imposer dans de nombreux pays. Non seulement les gains économiques escomptés par les entreprises qui ont misé sur ces innovations sont lents à venir mais, plus grave encore, la recherche se trouve entravée. Comment éviter ces crispations ? En anticipant et en prenant en compte ces peurs. Aux Etats-Unis, l’industrie de la convergence des NBIC (Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and Cognitive science) l’a, selon Jean-Pierre Dupuy, professeur de philosophie sociale et politique à l’Ecole Polytechnique et à Stanford University, très bien compris. 1 % des 1,5 milliards de dollars investis dans les NBIC vont à des recherches de type sociologiques. Philosophes, sociologues, anthropologues planchent sur l’"acceptabilité" des innovations potentielles. Jean-Pierre Dupuy parle de la "sagesse" de l’argent. Les investisseurs étant, pour l’essentiel, privés répugnent à ne pas recouvrer leur mise en cas de rejet massif de la part de la population. En Europe, l’investissement est sensiblement le même, la "sagesse" de l’argent en moins. En France, où la recherche est essentiellement publique, non plus. L’Etat apparaît comme le garant de l’intérêt public. Juge et partie, la présence du Tiers de "sagesse" lui semble superflue.
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Petites victoires, grande tragédie |
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Victoire ! « En accord avec le gouvernement somalien » un commando français a capturé dans le désert somalien six des pirates qui avaient pris à l’abordage un bateau de plaisance et retenu en otage tout le personnel de bord.
Victoire ! « En accord avec le gouvernement somalien » des missiles américains se sont abattus sur un point précis de la ville de Dhusamareb et ont tué un certain Moalim Aden Hashi Ayro, identifié comme le chef militaire d’Al Qaïda dans le secteur. De ces faits d’armes, les médias occidentaux se sont faits l’écho mais la Somalie et ses huit millions de pauvres bougres sont restés dans l’oubli. Le gouvernement, pompeusement dénommé « fédéral », ne reste maître de la capitale que grâce à l’appui de troupes éthiopiennes venues lui porter secours à la demande de l’Administration américaine. Hélas, les Ethiopiens, considérés comme des ennemis héréditaires par la plupart des tribus qui composent la population somalienne, font figure d’occupants. Les rebelles islamistes peuvent ainsi jouer sur le sentiment national. Situation rêvée pour les Fous de Dieu … et pas seulement en Somalie.
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Sans commentaire |
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La garde des sceaux, les medias, les hommes politiques, les anonymes ne cessent de donner leur opinion sur le jugement en annulation du divorce pour cause de "mensonge". Que les anonymes l'ignorent, bien que nul ne soit censé ignorer la loi, d'accord.
Mais que tous les autres, en commençant par une ex. magistrate, fassent fi de la loi qui interdit de commenter la chose jugée, démontre d'une part que la prétendue séparation des pouvoirs, en ce qui concerne les propos de Rachida Dati, n'est qu'un vœu pieux, et en ce qui concerne les autres démontrent qu'ils se moquent totalement de la loi. D'autant plus regrettable lorsque parmi ces hommes politiques il y a des députés chargés de voter des lois.
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La politique du mieux |
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Quelle politique adopter à l’égard de Dmitri Medvedev ? A en croire la plupart des commentateurs occidentaux, le nouveau Président de la Russie ne serait qu’un pantin dont son prédécesseur tirerait les ficelles. Le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, ne voit pas les choses ainsi et a tenu à être le premier à rendre visite au jeune occupant du Kremlin.
Il n’ignore, certes pas, que si Poutine le voulait, il pourrait empêcher Medvedev d’agir. Mais pourquoi le voudrait-il ? Avec ses amis Kgbistes, il a mis de l’ordre en Russie et doit maintenant aider Medvedev à ouvrir un second chapitre en s’entourant de juristes et d’ingénieurs. Premier ministre et président du parti majoritaire « Nouvelle Russie », il peut faire en sorte que les deux équipes se complètent (c'est-à-dire que les Kgbistes soient suffisamment rassurés pour ne pas vouloir nuire aux nouvelles élites). Si cette voie vers la modernisation peut effectivement être suivie, les craintes éprouvées par la Pologne et les pays baltes pourront être atténuées et le partenariat entre la Russie et l’Europe pourra devenir plus confiant. Aux yeux de M. Steinmeier, cela vaut la peine de tenter la politique du mieux au lieu de se complaire dans celle du pire.
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Vieille Europe |
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Les uns après les autres, les pays d’Amérique Latine votent à gauche. Les uns après les autres, les pays d’Europe votent à droite. C’est peut-être avant tout une question de démographie : les jeunes vivent le changement comme un espoir ; les vieux craignent de perdre au changement. Comment vont donc voter les Américains du Nord ? Sont-ils, en majorité, encore jeunes ou sont-ils déjà vieux ?
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Israéliens arabes ou Arabes israéliens ? |
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Israéliens de droit, Palestiniens de cœur, ils sont écartelés. Les « vrais Israéliens » (ceux d’origine juive) aimeraient en faire des alliés mais sont méfiants. Plus le temps passe, plus le climat s’alourdit.
En 1991, il eut, sans doute, été possible de jouer une autre carte que celle du « processus d’Oslo ». Des investissements dans les « territoires occupés » (Cisjordanie et Gaza), une autonomie plus grande conférée aux municipalités palestiniennes aurait peut-être été préférable à des négociations politiques dont Arafat tenait les clefs. Aujourd’hui, Gaza vit dans la détresse, la Cisjordanie dans la misère et la coopération économique ne peut venir à bout des haines accumulées. Le Mur censé garantir la sécurité d’Israël sépare les Palestiniens de leurs « frères », ces Israéliens-arabes en passe de devenir des Arabes-israéliens. Pour l’Etat hébreu, c’est un défi stratégique. Pour la communauté internationale, une pressante obligation d’œuvrer vite et fort en faveur de la Paix.
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