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Le 30 avril 2008
Paradoxe iranien
080428-Iran.jpgLes sondages réalisés en Iran valent ce qu’ils valent mais ne doivent pas être rejetés d’emblée. Supposons donc que WorldPublicOpinion.org ait de solides raisons d’affirmer que 58 % des Iraniens sont opposés à la production d’armes nucléaires parce que ce serait contraire à l’Islam alors que 23 % seulement pensent que c’est souhaitable et autorisé par la religion.

Admettons et essayons d’offrir une interprétation : 

-                      Une majorité d’Iraniens sont déçus par leur gouvernement. Ils n’aiment pas leur Président et craignent son agressivité. Comme ce régime se veut islamique, ils choisissent le prétexte de l’Islam pour affirmer leur défiance sans avoir l’air d’être de mauvais patriotes. 

-                      Les Iraniens sont, parmi les peuples de la région, ceux qui sont les moins pratiquants. Dans les autres pays, on va à la Mosquée par opposition au gouvernement. En Iran, c’est le gouvernement qui est à la Mosquée et la plupart des gens y vont le moins possible. 

-                      Cela n’empêche pas les Iraniens d’être profondément attachés à leur pays. L’Iran est une vraie nation qui a une longue Histoire. Les gens, même s’ils n’aiment pas le régime, aiment leur pays. Exemple : un Iranien marié à une Française d’origine algérienne vit à Téhéran, ne met jamais les pieds à la Mosquée, passe ses vacances en France mais retourne aussi vite que possible en Iran où il se plait mieux qu’ici. Il « fait avec » le régime bien qu’il le déteste cordialement. Parions que si cet homme avait été parmi les sondés de « World Public Opinion », il aurait dit non à la « Bombe » mais aurait figuré parmi les 81 % souhaitant que l’Iran maîtrise le cycle nucléaire. Question de statut !

Posté par Guillaume Demuth, le 30/04/08 dans Géopolitique - Moyen Orient - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 26 avril 2008
Le fardeau de l’homme Han
080426-HansChinois.jpgLes Européens ont la mémoire courte. Ils reprochent aux Chinois de faire actuellement au Tibet ce qu’eux-mêmes ont fait pendant des siècles sur tous les continents. Peut-être les Chinois feront-ils preuve de repentance dans une centaine d’années. En attendant, ils emploient les mêmes arguments que les Européens employaient naguère pour justifier le colonialisme. A les croire, ils apportent la modernité, le bien-être, des hôpitaux et des écoles dans un Tibet féodal où les paysans étaient des serfs à la disposition des moines. C’est en quelque sorte une mission civilisatrice. Le fardeau de l’homme Han a remplacé « le fardeau de l’homme blanc ». Quel dommage que les bénéficiaires ne soient pas tous reconnaissants !
Posté par Marc Lanval, le 26/04/08 dans Chine - Citoyenneté - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 23 avril 2008
Secrets mal gardés
080423-Ordinateur.jpgL’information a été rendue publique le 15 avril : Petrobras a bien découvert au large des côtes brésiliennes, à hauteur de Santos, dans le champ Jupiter, une réserve pétrolière immense, nom de code « Carioca » considérée comme étant la 3ème plus importante jamais découverte depuis l’origine de l’exploitation pétrolière Cette information hautement stratégique en raison de tout ce qu’elle implique pour le Brésil et son indépendance énergétique, comme pour ses rapports avec les grandes compagnies pétrolières mondiales désireuses d’obtenir des permis d’exploitation, était détenue, sans qu’ils le sachent, par des petits voleurs ordinaires. En dérobant pour les revendre quatre ordinateurs portables et leurs disques durs à l’arrivée d’un container destiné à Petrobras le 25 janvier dernier au port de Rio de Janeiro, ces « larrons » sans envergure ont réalisé au grand jour ce que des puissants auraient rêvé de faire en sous-main. Il ne s’agit pas de susciter des vocations, mais plutôt d’inciter à prendre plus de précautions que celles prises par Petrobras pour protéger des biens dont la propriété le dépasse.
Posté par Robert Guillaumot, le 23/04/08 dans Amérique Latine - Energie - Entreprises - Technologie | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 21 avril 2008
Vaincre la faim
080421-Faim.jpgA considérer le monde dans son ensemble, une réalité tragique apparaît en plein relief : c’est la réalité de la faim. Faute d’une nourriture suffisante, des millions d’hommes meurent ou mènent une vie diminuée.

Sans même tenir compte des guerres et des famines provoquées par les belligérants, on peut estimer à 15 ou 20 % de la population mondiale le nombre de ceux qui souffrent de sous-nutrition. Si, par ailleurs, on évalue cette sous-nutrition à 20 ou 25 % du nécessaire, c’est une insuffisance totale de 3 à 5 % des produits de base qu’il s’agirait de combler. Or : 

-                      La superficie des terres arables diminue à mesure que des pays comme la Chine étendent des villes et construisent des routes.

-                      L’utilisation des terres arables pour la production de denrées essentielles se réduit à mesure que la production de biocarburants (absurdement subventionnée) augmente.

-                      La disponibilité de protéines végétales pour nourrir les plus nécessiteux est mise à mal par la consommation croissante de viande (il faut 7 protéines végétales pour produire une protéine carnée). 

L’ascension de classes moyennes de plus en plus nombreuses dans les pays émergents est évidemment salutaire. Leur pouvoir d’achat contribue, cependant, à faire bondir les prix des produits agricoles, à commencer par le riz, le blé, le maïs et le soja. Pour les populations qui, avant la hausse, consacraient déjà les ¾ de leurs ressources au poste des dépenses alimentaires, c’est insupportable. D’où la multiplication des révoltes. Selon la Banque Mondiale, 33 pays sont, de ce simple fait, en proie à des troubles sociaux.  

Le problème est aggravé par la spéculation et les bonnes volontés suffisent d’autant moins que l’aide alimentaire est généralement distribuée en nature, que le choix des biens distribués ne correspond pas forcément aux habitudes alimentaires des populations et que ces distributions contribuent à freiner la mise en œuvre d’une production vivrière locale. 

Pour sortir de cet enchaînement maléfique, il faudrait, comme l’aurait dit Monsieur de la Palisse, que les pauvres aient de l’argent. Les mécanismes du marché pourraient alors s’adapter à une demande rendue solvable. Est-ce possible ? Peut-être si, au-delà de l’urgence, l’ensemble des politiques d’aide était repensé dans cette optique. Les aides, telles qu’elles sont conçues actuellement coûtent cher et il y a, comme on dit, beaucoup de « perte en ligne ». Les plus pauvres ne reçoivent que des miettes. Et ces miettes, le plus souvent, ne correspondent pas à leurs besoins les plus pressants. 

A court terme de graves accidents sont prévisibles car la correction, même si elle a lieu, prendra du temps. Elle eut été plus facile si, à l’époque de la surproduction agricole dans les pays riches, on avait essayé d’adapter l’offre au lieu de distribuer des « excédents ». Maintenant, c’est plus ardu mais, au fond, le problème est le même. Il s’agit de transformer les besoins réels en demande suffisamment explicite pour que les affamés puissent être vraiment entendus des donateurs. Les femmes africaines savent mieux que les technocrates occidentaux comment elles aimeraient nourrir leur famille. Et elles sont moins gourmandes que leurs gouvernements.

Posté par Marc Ullmann, le 21/04/08 dans Agriculture - Développement - Mondialisation - Pauvreté | Commentaires (6) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 15 avril 2008
Faut-il craindre Wikipédia ?
080415-Wikipedia.jpgDans les années 1980, un homme tente, dans une nouvelle de sciences fiction, d’inventer l’ordinateur capable de répondre à n’importe quelle question. Le jour J arrive. « Dieu existe-t-il ? » fut sa première question. La réponse de la machine fusa : « Oui, depuis aujourd’hui ».

Vingt plus tard, l’homme a peut-être réussi son pari avec Wikipédia. Chacun peut créer un article sur n’importe quel sujet. Quiconque peut le corriger ou le compléter. Avec le temps, les brouillons de départ deviennent des textes argumentés, référencés et pour tout dire dignes de la prestigieuse Encyclopædia Universalis. En somme une production collective et gratuite sous l'œil vigilant de tous 

Ainsi, près de 625 000 articles sont disponibles en français, rédigés par 360 000 volontaires (par comparaison, l'Encyclopædia Universalis propose 30 000 entrées). Dans le monde, ce sont, chaque mois,  220 millions de visiteurs uniques qui s'y réfèrent, dans 250 langues, amendant, s'il le faut, les 9 millions de notices existantes.  

Ce succès ne laisse pas indifférent. Les détracteurs donnent de la voix. D’aucuns s’alarment pour la science et la raison. Quand d’autres crient à la démagogie d’un projet qui ferait croire à chacun qu’il peut devenir encyclopédiste...  

Ces craintes sont-elles justifiées ? Non, si l’on en croit le résultat d’une enquête effectuée en Allemagne sur une cinquantaine d’articles piochés au hasard dans Wikipédia et dans l’encyclopédie Brockhaus dont l’accès est payant. Sur les critères tels que l’exactitude, la clarté, l’exhaustivité ou l’actualisation des informations, Wikipédia l’a emporté dans 43 cas sur 50. Une étude du MIT à Boston confirme ces résultats. L’intelligence collective avec ce qu’elle suppose de pluri-contrôle, semble, à cet égard, informer aussi honnêtement que les experts. 

Pour preuve ?  Il suffit de rechercher sur Wikipédia le mot « Wikipédia » pour constater que les limites et les probables effets pervers du projet y sont décrits avec beaucoup plus de pertinence que dans bon nombre d’articles de presse. Vous estimez qu’elles sont incorrectes ? N’hésitez pas à les corriger. Wikipédia présente toutefois un défaut. A la question : « Dieu existe-t-il ? », il renvoie à 1060 réponses.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 15/04/08 dans Culture - Education - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 11 avril 2008
Insupportables saisies
080411-SaisieImmobliere.jpgQuand les dettes d’un ménage dépassent la valeur de la maison qu’ils ont achetée et que cette maison représente l’essentiel de leurs biens, les propriétaires, s’ils ne deviennent pas SDF, sont obligés de réduire leur consommation. C’est une évidence que l’on a tendance à oublier tant les risques de crise bancaire emplissent les colonnes des journaux financiers. Pourtant les conséquences, à la fois sociales et économiques, des saisies immobilières dominent et domineront de plus en plus la campagne électorale américaine.
Posté par Marc Lanval, le 11/04/08 dans Economie - Pauvreté - Société - USA | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 8 avril 2008
Esprit d’œuvre
080408-Capitalisme1.jpgLa vulnérabilité d’un capitalisme centré sur la finance et le court terme éclate au grand jour. La crise risque d’être grave mais aura du bon si, dans le cadre de l’économie de marché, elle incite à repenser la notion d’entreprise, à réhabiliter le concept de « communauté de personnes ». Il s’agit de transformer une « main d’œuvre » démotivée en équipes animées d’esprit d’œuvre. Dans la mesure de ses moyens, le Club s’efforcera de contribuer au nécessaire débat.
Posté par Bernard Esambert, le 08/04/08 dans Economie - Entreprises - Mondialisation | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 5 avril 2008
Bienvenue chez les Chtis : une société rêvée
080405-Chtis.jpgLe film de Dany Boon fait courir les foules. Dans le Nord comme dans toute la France. Après 4 semaines de projection, il avoisine 12 millions d'entrées. Selon la presse professionnelle, il doit attirer 20 millions de spectateurs, faisant jeu égal avec Titanic ...

Et les sondages font état d’un taux exceptionnellement élevé de satisfaction : les spectateurs ont ri et s’en félicitent. Un phénomène de société dont même la presse étrangère se fait l’écho.  

Les Français vivent dans ce film une des versions de la société dont ils rêvent, aux antipodes de la société qui les stresse. Ils y prennent un bain de petits bonheurs. C’est une société accueillante, affectueuse et tendre. Elle est joyeuse. L’entreprise (la Poste), dure dans ses superstructures hiérarchiques, est fraternelle et accueillante dans son vécu à la base. Le Nord et le Sud fraternisent. La maréchaussée est compatissante. Les couples qui se déglinguent se recollent dans un amour durable. 

Si, dans la réalité, les Puissants nous aident à construire cette société, nous serons plus heureux, plus inventifs et nous travaillerons mieux.

Posté par Alain de Vulpian, le 05/04/08 dans Culture - France - Société | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 2 avril 2008
Reproduction, éthique et génétique
080326-Olivennes.jpgGynécologue-obstétricien, spécialiste de la reproduction assistée et professeur des Universités, François Olivennes estime que les progrès de la génétique sont fulgurants. Comment rester dans les "clous" lorsque les différences culturelles et l’appât du gain poussent à la transgression ? Il est intervenu, jeudi 17 avril, sur le thème : « Reproduction, éthique et génétique ».

François Olivennes a été responsable des secteurs d'assistance médicale à la procréation à l'hôpital Béclère à Clamart puis à l'hôpital Cochin à Paris pendant plusieurs années. Depuis avril 2002, il exerce ses activités en libéral au sein du centre de FIV Eylau La Muette.  

Spécialiste des traitements de l'infertilité, il aide depuis près de vingt ans de nombreux couples à concrétiser leur désir d'enfant.  

François Olivennes est membre de nombreuses sociétés savantes, tant françaises qu’étrangères. On peut citer La Société Française d’Etude de la Fertilité, l’American Society for Reproductive Medecine ou encore la European Society of Human Reproduction and Embryology. 

François Olivennes participe également à de nombreuses revues. Il est ainsi membre du comité scientifique de la Revue du Praticien mais aussi de comités éditoriaux tels celui de Référence en Gynécologie et Obstétrique, Reproductive Medicine and Biology ou encore Fertility and Sterility.  Il est aussi l’auteur ou le co-auteur de plus de 120 articles scientifiques référencés et de plusieurs livres ou chapitres de livres. Conférencier invité dans plus de 100 congrès français et internationaux.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 02/04/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

 
Jean-Pierre Dupuy
 
Professeur de philosophie sociale et politique à l'Ecole Polytechnique et Stanford University, Jean Pierre Dupuy est intervenu, mercredi 14 mai, sur le thème : « Les nanotechnologies ».  
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