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L’Or bleu : enjeu de rivalités |
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L’Or bleu - l’eau - a de tout tempe été l’enjeu de rivalités, luttes, guerres. Le monde d’aujourd’hui ne fait pas exception, avec les dérives que l’on peut imaginer :
- L’eau est essentiel à la vie. Or les ressources en eau sont très inégalement réparties. Et l’augmentation de la population mondiale allant de pair avec une augmentation de la consommation (la consommation de l’eau a été multipliée par 10 depuis 1900) va exacerber cette inégalité.
- L’eau a de tout temps servi d’arme, et ce quelles que soient les époques et les régions du monde. Or la période à venir semble se caractériser par une certaine instabilité.
- Et les guerres conventionnelles (deux armées face à face) sont révolues. Nous allons donc vers des confrontations asymétriques, avec une utilisation d’armes non conventionnelles. La confiscation, privation, pollution d’eau, à des fins de pression contre l’adversaire est donc évident.
Deux réflexions :
- On peut se demander si des tentatives de donner à l’eau un statut particulier, qui la place en dehors des confrontations, ne seraient pas vouées à un échec. Ou du moins, ne tiendrait pas en cas de conflit.
- En matière de politique extérieure, il y a là un chantier que la France ne doit pas laisser en friche.
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Droits de l’animal et devoirs de l’Homme |
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La compassion à la Brigitte Bardot a du bon mais n’est absolument pas à l’échelle des problèmes posés par l’évolution de nos sociétés.
Se préoccuper de la souffrance d’un bœuf tué suivant les rites juifs ou musulmans est compréhensible mais revient à vanter les mérites des abattoirs modernes. C’est oublier que les bêtes arrivent dans un univers qui sent la mort. Cette odeur putride se répand au loin et les bêtes, pas si bêtes, souffrent à l’avance de la fin qui leur est réservée.
Triste fin pour une triste vie où l’animal est traité en objet, où des veaux sont « en batterie », c’est à dire en cage et où, jusqu’à 23 poulets peuvent être entassés dans un seul mètre carré.
Un documentaire autrichien (« Notre pain quotidien » de Nikolaus Gerhalter) mérite d’être vu. Il montre ce qu’est aujourd’hui une ferme industrielle. Les atrocités commises dans l’élevage au nom de l’économie font douter de la conscience de l’Homme.
L’indignation ne suffit pas car le changement de modèle prendra nécessairement beaucoup de temps. Elle est cependant nécessaire. Le but est que nos enfants jugent nos comportements actuels envers les animaux aussi scandaleux et aussi aberrants que nous jugeons nous-mêmes l’esclavage. Si nous échouons et que nous laissons la roue de l’Histoire tourner dans l’autre sens, nos enfants seront pires que nous et, les progrès de la génétique aidant, peut-être jugeront-ils bon de créer des hybrides de singes et d’hommes pour les travaux pénibles. Après tout ce serait commode !
Ce n’est pas une plaisanterie. Si nous manquons de respect pour la vie en général, nous ne serons pas capables de nous arrêter sur une voie qui est, à proprement parler, diabolique.
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De la démocratie |
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Malgré leurs errements, les États Unis restent une vraie démocratie. Outre l'incroyable mouvement de balancier qui s'opère en ce moment sur la question des libertés publiques, la totale indifférence que manifeste le pouvoir judiciaire aux pressions du microcosme est une grande leçon alors que la justice française frémit encore d'avoir osé poser des questions à Jacques Chirac.
Je ne souhaite pas particulièrement que l'ancien président aille en prison (je ne le souhaite à personne) mais l'impunité française est parfois difficile à accepter. L'arrogante prestation d'Alain Juppé à Bordeaux suite à son échec aux législatives montre à quel point les fautifs ont chez nous tendance à estimer qu'ils n'ont de compte à rendre à personne et que leur en demander relève du crime de lèse majesté ! Et tous ces élus condamnés et réélus montrent également qu'ils auraient sans doute tort de raisonner autrement.
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Génération Internet |
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Président fondateur de Skyrock, Pierre Bellanger, 48 ans, est un entrepreneur des médias et de l’Internet. Sa radio (4 millions d’auditeurs par jour) est la première de France pour les 13-24 ans et sa plateforme Internet (6 milliards de pages vues par mois) est la première plateforme de blogs d’Europe. Il est intervenu mercredi 19 septembre, sur le thème : « Génération Internet ».
La mise en réseau de la nouvelle génération change la donne. Skyrock est, selon Pierre Bellanger, au cœur de cette mutation. Il en distingue les ressorts.
Diplômé en biologie de l’université de Jussieu (Paris VI) et de Columbia (New York), Pierre Bellanger devient, à l’âge de 21 ans, rédacteur et dessinateur à l’hebdomadaire d’écologie La gueule ouverte et participe à la radio libre Radio Mongol. Le virus de la radio est déjà là.
En 1980, il collabore à Radio Paris 80 et crée, en association avec le quotidien Le Monde, Radio Cité Future qui commence ses émissions le 10 mai 1981 sur 96 MHz à Paris. Boulimique, il fonde, en 1981, La voix du Lézard, une autre radio libre qui commence ses émissions en janvier 1983. Cette même année, il lance Le Sexophone, un central diffuseur d’annonces téléphoniques.
En 1985, il fait le grand saut avec la création de Skyrock, réseau national FM par satellite. Dès 1988, Skyrock atteint un million d’auditeurs quotidiens. Chiffre qui double en 1989. Cette année 89 est marqué par l’appel du large puisqu’il fonde, à Moscou, M-Radio, la première radio privée de l’URSS, en partenariat avec le Ministère des Postes et Télécommunications d’URSS.
Fourmillant d’idées, il crée, en 1994, Contact Télévision (CTV), une chaîne de petites annonces, la première chaîne de service diffusée sur le câble à Paris et France en ligne, une société d’édition pour services en ligne & Internet. Pour Pierre Bellanger, l’aventure de l’Internet ne faisait que commencer.
A la fin de l’année 2006, les sites skyrock.com totalisaient 13,6 millions de visiteurs uniques et près de 4 milliards de pages vues par mois. Classés 2ème site Internet en France, ils sont 1er en pages vues pour les 15-24 ans.
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Maléfices agricoles |
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La France, premier producteur européen de denrées agricoles est importatrice nette de produits bio. Si l’on recherche l’origine du mal, on tombe, semble-t-il, sur deux causes principales. D’une part, les prix garantis par la PAC ont longtemps permis aux plus grands exploitants de gagner beaucoup d’argent avec des cultures de base. D’autre part, les fermages traditionnels sont trop petits pour inciter leurs cultivateurs à se lancer dans de nouvelles aventures.
Ainsi, les produits bio se sont-ils développés sur relativement peu d’espace. Le lobbying exercé par la FNSEA en faveur de l’éthanol, risque encore d’aggraver les choses. La France a beau être grande à l’échelle européenne, elle ne dispose pas de superficies comparables à celles du Brésil ou des Etats-Unis. Les cultures de niche et de haute qualité lui conviendraient mieux que la production de masse.
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Mot imprécis pour pensée molle |
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Certaines tribus indiennes disposent de huit à dix mots pour désigner le sol selon qu’il soit sec, humide, aride, herbeux, vierge d’empreintes, couvert de traces, etc. Les Européens d’aujourd’hui n’ont évidemment pas besoin d’un tel vocabulaire mais les lacunes s’accumulent dans le domaine conceptuel.
Exemple : le progrès. Quand des fabricants de téléphones mobiles, aiguillonnés par la concurrence, passent d’un appareil simple à un appareil multifonctions, il y a « progrès » et, de ce progrès là, le monde moderne est plein : avions, ordinateurs, yaourts et produits de beauté n’arrêtent pas de « progresser ». En va-t-il de même de la bonté, du courage, de la sagesse et autres qualités humaines ? Parfois oui, parfois non. Il est, en tout cas, triste de confondre, dans un même vocable, toute la gamme des progrès matériels et des progrès humains.
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