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Le 30 décembre 2006
Ecologie et entreprises : du duel au duo

Lepage.jpgAvocate, ancien Ministre de l'environnement dans le gouvernement Juppé, Corinne Lepage est intervenue, mardi 09 janvier, sur le thème : "Ecologie et entreprises : du duel au duo". Pour les entreprises, externaliser les internalités coûtera, selon elle, de plus en plus cher. Produire « vert » rapportera de plus en plus gros. Les attentes sont grandes. Les opportunités aussi.

Avocate depuis 1975, Corinne Lepage s’est associée, dès 1978, à Christian Huglo. Ils fondent alors la SCP Huglo Lepage et associés en 1991. Membre du Barreau de Paris et de Bruxelles, elle a développé une activité de conseil et de contentieux auprès de collectivités publiques, d’entreprises et d’associations. L’environnement et le droit public sont ses domaines de prédilection. En matière d’environnement, elle privilégie le conseil en Écomanagement, audit d’environnement, études d’impact et de sûreté, sites pollués ; elle participe à de nombreuses opérations dans le domaine de l’eau, l’assainissement, les déchets, l’air, les sols, le nucléaire, l’urbanisme, les transports et l’aménagement urbain ; elle conçoit et réalise des procès internationaux (Amoco Cadiz, pollution du Rhin, pollution de la Méditerranée). Quant au droit public, Corinne Lepage privilégie les montages d’opérations d’économie mixte et de conseil aux collectivités locales comme aux entreprises (marchés publics, délégations de services publics). Depuis son retour en 1997, elle privilégie l’aspect communautaire du droit et s’investit dans des domaines nouveaux comme l’effet de serre ou les biotechnologies. Elle est avocate d’une association dans l’affaire du maïs transgénique et des communes et particuliers victimes de la marée noire dans l’Erika.

Ministre de l’environnement de mai 1995 à juin 1997, Corinne Lepage a souhaité mettre la politique d’environnement au cœur des politiques publiques. A ce titre, une stratégie du développement durable au niveau national a été établie. En tant que ministre, elle a participé et organisé de nombreuses réunions internationales (G7 environnement, préparation de la session spéciale de la CSD, élaboration de la stratégie nationale du développement durable présentée à New York en avril 1997).

Elle a développé l’écomanagement et une politique d’accords volontaires avec le monde industriel et mené une politique active de lutte contre les pollutions et les nuisances. Dans ce cadre, la lutte contre la pollution de l’air a été un des axes majeurs de sa politique.

Corinne Lepage enseigne dans de nombreuses écoles et universités et assure notamment un cours à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris sur le développement durable. Engagée dans l'action citoyenne, elle est présidente de CAP 21, du Cercle du Droit, de l’ANDD (Association Nationale des Docteurs en Droit) et vice-présidente d’Environnement sans frontières.

Elle a publié de nombreux ouvrages dont “ On ne peut rien faire, Madame le ministre ” (Albin Michel, 1997), “ Bien gérer l’environnement, une chance pour l’entreprise ” (Editions du Moniteur, 1999), “ les élections municipales en 1000 questions ” (Litec, 2000), “ La Politique de Précaution ” (PUF, 2001), “ Oser l’espérance ” (Editions Robert JAUZE, 2001) , « De l’écologie hors de l’imposture et de l’opportunisme » (Editions Raphaël, 2003)et « Et si c’était elle ? » (Editions Michalon, 2006)...

Corinne LEPAGE a également apporté sa contribution à de nombreux ouvrages tels que « Vers un espace maritime européen unique », (Bernard POIGNANT, Agora Europe, 2003) « Stop », (Laurent de Bartillat, Simon Retallack, Editions du Seuil, 2003) « Science et éthique », (XXVII ème colloque de Brive la Gaillarde du 15 et 16 Novembre 2002, les compagnons de la fraternité Edmond Michelet, Centre d’Edmond Michelet) et « Terrorisme, victimes et responsabilité pénale internationale », ouvrage collectif réalisé par SOS ATTENTATS, Editions Calmann Levy 2004.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 30/12/06 dans Entreprises - France - L'invité du mois - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 27 décembre 2006
L’Allemagne au cœur de l’Europe

Dans les Mémoires qu’il vient de publier, l’ancien chancelier Gerhard Schröder met l’accent sur l’aspect européen de la politique étrangère allemande. Ses prédécesseurs, lui-même (ainsi d’ailleurs que l’actuelle chancelière), n’ont jamais mené de politique exclusivement nationale. Tant mieux mais pourvu que ça dure !

Si la France n’affichait pas rapidement sa volonté de relancer l’Europe ou si L’U.E, sous pression américaine, voulait adopter une attitude intransigeante à l’égard de la Russie (considérée par Schröder comme une alliée naturelle), l’Allemagne pourrait être tentée de jouer en solo. Sa puissance industrielle, sa position de premier exportateur mondial et surtout la place qu’elle a reconquise dans tous les pays d’Europe Centrale et Orientale lui permettrait de jouer dans la cour des grands.

Posté par Marc Ullmann, le 27/12/06 dans Europe - Géopolitique - Russie | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 23 décembre 2006
R&D : Européens, encore un effort !

061223-JeanMounet.jpegIndustrie des logiciels très active en Europe mais le différentiel s'élargit avec les Etats-Unis, efforts de R&D substantiels mais loin derrière les Américains... Dans une excellente interview au JournalduNet, Jean Mounet, Président de Syntec Informatique, met en cause la dispersion des moyens, les investissements en R&D insuffisants et ... l'absence d'une politique industrielle.
A écouter

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 23/12/06 dans Economie - Entreprises - Europe - Technologie | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 20 décembre 2006
Japon : défense du pays et patriotisme

La diète japonaise a voté, le 15 décembre, deux lois qui ont valeur de signal : elles annoncent en effet des évolutions en profondeur de la politique de défense japonaise, et plus largement du rôle international que le Japon entend jouer en Asie et sur la scène internationale.

La première concerne l’Agence de défense qui, à partir du 1er janvier prochain, deviendra un ministère à part entière : ce changement de statut n’aura pas de conséquences pratiques immédiates, mais il indique l’importance accordée par le gouvernement japonais aux questions de défense et préfigure, sans doute, des changements plus importants dans le positionnement stratégique du pays, actuellement bridé par la Constitution pacifiste de 1947.

La seconde est une loi réformant la législation de 1947 sur l’éducation. Une des dispositions votées le 15 décembre demande aux écoles publiques de « cultiver les attitudes... qui aiment la nation et la patrie » et pour ce faire, d’introduire des cours visant à développer « l’esprit civique et le patriotisme ».

Ces deux lois sont liées. Le Japon, traumatisé par la longue crise des années 90, aspire à retrouver sa fierté nationale, d’où cette nouvelle législation sur l’éducation. Par ailleurs, face aux ambitions de la Chine, il souhaite jouer un rôle régional majeur, non seulement sur le plan économique mais aussi politique et stratégique. La loi votée le 15 décembre est un premier pas ; d’autres suivront. Pour l’instant l’option nucléaire est exclue : le Premier ministre Abe vient de le rappeler, le 16 décembre, à son homologue indien, message indirect à Pékin, qui s’inquiète des évolutions en cours au Japon.

Posté par Claude Meyer, le 20/12/06 dans Asie - Chine - Géopolitique | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 19 décembre 2006
Chine : après Westinghouse viendra Areva

061219-Areva.jpgLa commande chinoise de 4 réacteurs APWR 1000 à Westinghouse ne constitue pas, à mes yeux, un échec technique et/ou commercial pour Areva. La décision, essentiellement politique, doit être vue dans le contexte d’un marchandage sino-américain dont nous ne connaissons pas les arcanes.

Comment expliquer autrement le choix d’un type de réacteur de conception ancienne (plus de 10 ans), dont la puissance est limitée à 1000 MWe pour des raisons techniques et qui n’a jamais été commandé ni réalisé par qui que ce soit ?

Les très grands besoins en énergie de la Chine, associés à la relative difficulté de trouver des sites de préférence côtiers ou sur les grands fleuves, militent pour installer sur chaque site la puissance la plus élevée possible. Avec ses 1 600 MW par tranche, l’EPR est le mieux adapté aux besoins chinois.

Les difficultés rencontrées actuellement par Areva en Finlande pour la construction du premier EPR n’ont, à mon avis, joué aucun rôle dans la décision chinoise. Au contraire, il est préférable et rassurant de construire sur les traces d’une première réalisation qui règle pas à pas les problèmes inhérents à un premier de série.

Et je ne crois pas davantage à une sorte de rétorsion exercée par les Chinois à l’égard d’Areva qui n’a pas accepté de mettre la technologie de l’EPR à leur totale dispositon. Aucune société au monde ne donne gratuitement sa technologie la plus récente et je pense qu’Areva à eu raison d’agir de la sorte. Ceci d’autant plus que les Chinois peuvent disposer librement de la technologie des réacteurs de 1000 MWe que nous leur avons vendu à Daya-Bay et Ling-Ao.

Au total, je serais surpris que les Chinois ne lancent pas à Areva une corde de rappel à une échéance plus ou moins rapprochée. Ils sont trop avisés pour se priver d’un concept aussi moderne et avancé que l’est l’EPR et répondant aussi bien à leurs besoins.

J.-C. Leny, Ancien Président de Framatome

Posté par Jean-Claude Leny, le 19/12/06 dans Asie - Chine - Energie - Entreprises - France | Commentaires (7) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 18 décembre 2006
Du miracle au mirage

Bernard Cazes rappelle, dans le dernier numéro de la revue Futuribles, qu’à la fin du XIX ème siècle, sir William Crookes, futur prix Nobel de physique, prédisait une famine sans précédent pour l’humanité. Sir William anticipait, sur une période d’environ 50 ans, une augmentation de la demande de blé et un épuisement de l’azote fixé dans l’atmosphère (indispensable à la culture des céréales).

L’angoisse, précise Bernard Cazes, a fait long feu car, avant l’échéance redoutée, un système de fabrication d’engrais azotés avait été inventé.

Doit-on conclure de ce précédent que les progrès technologiques nous tireront toujours d’affaire ? Non ! A supposer même que des sources d’énergie inépuisables aient été trouvées avant la disparition des combustibles fossiles, cela ne contribuerait que partiellement à résoudre les problèmes de l’eau, des sols arables et autres ressources naturelles que l’humanité a tendance à surconsommer. Circonstance aggravante : avec le réchauffement climatique, l’écosystème terrestre est menacé.

Au total, les défis sont si grands que l’innovation technologique, pour nécessaire qu’elle soit, ne peut être suffisante. Il va falloir tenter du nouveau, se lancer sur un terrain quasi vierge à la fois technique, civique et spirituel.

Posté par Marc Lanval, le 18/12/06 dans Energie - Environnement - Société - Technologie | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 15 décembre 2006
Hyderâbâd mise sur les femmes de ménage

061215-FemmesdeMenage.jpgLorsqu’une femme travaille et que son mari n’a pas d’emploi, celui-ci est bien obligé de la respecter. De plus, les femmes sont plus enclines que les hommes à mettre de l’argent de côté pour l’éducation des enfants. C’est en tout cas ce que pensent les entreprises High Tech installées à Hyderâbâd. Toutes ensemble, et avec l’accord des autorités locales, elles ont décidé que le personnel d’entretien serait exclusivement féminin et qu’un complément de salaire serait alloué pour l’éducation des enfants.

Il faut dire qu’Hyderâbâd est, avec Bangalore, la capitale indienne des hautes technologies. Microsoft, IBM, Alcatel et plus de 300 autres entreprises s’y sont installées. Les techniciens affluent de toutes parts mais comme partout en Inde, la majeure partie de la population croupit dans la misère.
D’où l’idée de miser sur les femmes de ménage dont quelques enfants, peut-être, créeront des logiciels et assureront aux générations futures un sort meilleur que celui connu par leurs parents.

Posté par Louise Jasmin, le 15/12/06 dans Asie - Développement - Entreprises - Pauvreté | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 12 décembre 2006
Tsar aujourd’hui, demain quoi ?

N’en déplaise aux plus ardents défenseurs des Droits de l’Homme, Vladimir Poutine est populaire en son pays. Il pourrait facilement gagner un référendum s’il voulait modifier la constitution pour avoir le droit de briguer, en 2008, un troisième mandat. « Il n’en est pas question », a-t-il dit. Tous ceux qui l’approchent prennent au sérieux cette affirmation et, selon l’un de ses conseillers, « Il faudrait un risque avéré de guerre mondiale pour qu’il change d’avis ».

Aujourd’hui, en tout cas, les conversations politiques en Russie ne tournent qu’autour de deux sujets. Primo, qui va remplacer Poutine ? Secundo, quel rôle va jouer Poutine après 2008 ? Certains pensent que l’actuel président pourrait prendre la tête de Gazprom et ainsi détenir l’arme la plus puissante dont dispose la Russie. C’est possible mais quand même peu probable !

S’il est vrai que Poutine tiendra à conserver un pouvoir d’influence sur le géant de l’énergie (où il a placé ses hommes de confiance), il aura vraisemblablement envie de garder un œil sur la politique en se taillant un poste sur mesure.

Si tel est vraiment le cas, il n’est pas exclu que l’on assiste, dès 2007, à la création d’une nouvelle « Union » à laquelle pourraient adhérer celles des républiques (ou autres entités) de l’ex Urss qui penseraient avoir intérêt à renouer quelques liens avec la Russie. La Biélorussie, dont les habitants sont de religion orthodoxe, serait la première à se mettre sur la ligne de départ. Après quoi Poutine, en tant que président de la nouvelle Union, pourrait exercer son talent pour laisser miroiter des avantages, planer des menaces voire même monter des sécessions. Faute de pouvoir reconstituer l’URSS, le super tsar s’efforcerait de recréer la Grande Russie.

Posté par Marc Lanval, le 12/12/06 dans Energie - Géopolitique - Politique - Russie | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 9 décembre 2006
Iran : Malgré Baker Bush peut encore frapper

061209-RapportBaker.jpgLe rapport rendu public par la Commission Baker est une preuve de la vitalité de la démocratie américaine mais le danger d’une frappe sur l’Iran n’est pas pour autant écarté :

1. Le fait qu’une commission parlementaire bipartisane ait pu mener une enquête approfondie et arriver à des conclusions unanimes est, en soi, remarquable.

2. Ces conclusions sont largement fondées sur le diagnostic suivant : « Vu la capacité de la Syrie et de l’Iran à peser sur le cours des évènements à l’intérieur de l’Irak et leur intérêt à ne pas voir le chaos s’y installer, etc. ».

3. Le diagnostic est hasardeux car, pour l’instant, tout se passe comme si l’Iran avait intérêt à ce que le chaos s’installe en Irak. Pour que cela change, il faudrait que les carottes proposées par les Etats-Unis soient extrêmement attrayantes. Il ne semble pas que Bush soit prêt à offrir de telles carottes.

4. Il n’est donc pas exclu que, faute d’un dialogue vraiment constructif, le Président et quelques uns des idéologues qui l’entourent, arrivent à la conclusion qu’il faut sortir par le haut de la crise irakienne et donc attaquer l’Iran.

Une telle éventualité entraînerait une catastrophe mondiale.

Posté par Marc Ullmann, le 09/12/06 dans Géopolitique - Moyen Orient - USA | Commentaires (7) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 7 décembre 2006
Tchad et Centrafrique dans l'oeil du Darfour

061207-Darfour.jpgCe qu’on redoutait a fini par arriver. Petit à petit, le conflit au Darfour est en train de prendre une dimension régionale. Aujourd’hui le chaudron soudanais est en train de déborder de ses limites originelles pour s’étendre à d’autres pays. Le premier à être éclaboussé, c’est le Tchad. Et Paris est, encore une fois, appelée à jouer les pompiers.

Depuis plus d’un an, une kyrielle de rébellions armées ont pris corps à la lisière du Darfour et donnent du fil à retordre à Idriss Deby Itno. N’Djamena a, dès le début, accusé Khartoum d’être derrière ces rebelles et des violations répétées de l’intégrité territoriale du Tchad. C’est dans ce contexte tendu que François Bozizé, l’homme fort de Bangui, est frappé à son tour par une rébellion, curieusement à la frontière avec le Darfour. Comme Deby, Bozizé aussi accuse Khartoum.

Les observateurs avisés, comme Alpha Omar Konaré, le président de la Commission de l’Union africaine, avancent carrément que « ce qui se passe aujourd’hui au Tchad et en République centrafricaine est la conséquence du Darfour ». Dans cette partie de l’Afrique, tout le monde s’accorde à dire que plus que jamais, les risques d’un conflit régional sont réels et que le problème du Darfour peut déstabiliser toute la région.

Les récents affrontements entre communautés arabes et non-arabes au Tchad, semblent lui donner raison. Idriss Deby Itno en est venu à décréter l’état d’urgence dans six régions ainsi que dans la capitale N'Djaména alors que, Bozizé, de son côté, lançait un appel à la France pour un soutien militaire.

Sur ce plan, Bangui vient d’obtenir, en partie, satisfaction puisque Paris s’est engagé, depuis le 13 novembre dernier, à lui fournir à la fois un appui logistique et un appui dans le domaine du renseignement aérien. Aujourd’hui, la France va plus loin avec le déploiement d'une centaine d’hommes supplémentaires pour renforcer le détachement Boali, installation militaire française permanente en RCA (soit 300 hommes en tout).

Paris insiste sur le fait que ses soldats viennent en renfort des forces locales et de celles de la FOMUC, la force multinationale en République centrafricaine sous mandat onusien, pour aider à la stabilisation du pays.

Mais la France, une fois de plus, se trouve, peut-être bien malgré elle, dans une situation délicate dans son pré carré africain : Côte d’Ivoire, Tchad, Centrafrique. Sa sollicitude provoque l'ire de certains qui l'accusent de visées néo-colonialistes. Pourtant, si elle ne fait rien et que la situation dégénère, d'autres, ils peuvent être les mêmes, l'accuseraient, en revanche de n’avoir rien entrepris pour arrêter, à temps, les dérives meurtières.

Posté par Freddy Nze Ekekang, le 07/12/06 dans Afrique - France - Géopolitique | Commentaires (3) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 4 décembre 2006
Geopolitics will catch you !

En Europe comme aux Etats-Unis, la plupart des dirigeants de grandes entreprises ont été choisis à une époque où il fallait prioritairement serrer les boulons et maximiser les profits. Ils ont bien travaillé, les cours de bourse en témoignent. Mais les temps changent et les chemins tracés manquent de panneaux indicateurs d’avenir.

La signalisation semble avoir été conçue pour répondre à des préoccupations essentiellement professionnelles et traite de l’économie comme s’il s’agissait d’un domaine isolé. Est-ce suffisant à une époque où les conflits internationaux s’exacerbent et où non seulement les technologies mais aussi les mentalités évoluent rapidement ?

Depuis sa création, le Club des Vigilants s’efforce de croiser des préoccupations dans l’espoir d’aider ses membres, et en particulier les entreprises, à accroître leur capacité d’anticipation et de riposte à des risques venant d’horizons différents. Géopolitique, environnement, technologie bouleverseront bien des donnes. Les risques sociétaux s’amplifieront. Il devient urgent de mieux comprendre pour mieux agir.

Posté par Marc Ullmann, le 04/12/06 dans Economie - Entreprises - Géopolitique | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 2 décembre 2006
Les dangers de l’intelligence

Jouvent.jpgProfesseur de psychiatrie au CHU Pitié-Salpétrière et Directeur du Centre Emotion – UMR CNRS 7593 "Vulnérabilité, Adaptation et Psychopathologie" - Université Paris VI à La Salpétrière, Roland Jouvent est intervenu, mercredi 6 décembre, sur le thème : " Les dangers de l’intelligence ". Réalités complexes, virtuel omniprésent, le cerveau s’adapte. Pour le meilleur comme pour le pire, selon Roland Jouvent qui s'efforcera de partager avec nous ses préoccupations.

Docteur en médecine depuis 1981, il occupe un poste de chef de clinique assistant de psychiatrie à l'hôpital de la Salpêtrière, après avoir bénéficié d'un poste d'accueil de l'Inserm pendant deux ans. Recruté, en 1986, au CNRS au grade de DR2, il y anime une équipe dans l'unité Inserm dirigée par D. Wildlöcher. En 1993, il crée sa propre équipe postulante au CNRS (Psychobiologie des tempéraments à risques), qui se transformera par la suite en une unité de recherche associée puis en une unité mixte du CNRS intitulée "Personnalité et conduites adaptatives".

D'octobre 1995 à février 1999, Roland Jouvent est détaché comme professeur de psychobiologie à l'Université Denis-Diderot ­Paris 7. Il crée alors un module de neurosciences cognitives et comportementales et un demi-DEA de psychopathologie fondamentale. En 2000, il rejoint la Faculté de Médecine de Pitié Salpêtrière comme Professeur de Psychiatrie.

Les travaux de Roland Jouvent sont depuis longtemps centrés sur l'approche clinique et expérimentale des régulations émotionnelles, en particulier dans le domaine de la dépression et celui des troubles addictifs. Ses recherches ont d'abord porté sur le ralentissement psychomoteur comme noyau organisateur de la sémiologie de la dépression. En psychopharmacologie, il a mis en évidence, pour la première fois, les effets anti-dépresseurs des stimulants beta-noradrénergiques et, en miroir les effets anti-maniaques de la clonidine, antagoniste noradrénergique.

Parallèlement, il a mis au point des instruments d'évaluation clinique, notamment une échelle d'humeur dépressive, qui a permis d'établir l'hétérogénéité symptomatique des dépressions. Ces derniers travaux ont mis au jour le caractère composite des dysfonctionnements cognitifs et émotionnels des déprimés, donnant ainsi accès à une meilleure compréhension des symptômes et de leurs traitements.

Roland Jouvent a introduit le concept d'approche transnosographique, qui était précurseur d'un renouvellement de la psychiatrie biologique. Ouvrant la porte sur une compréhension physiopathologique des effets des psychotropes, cette approche devait par la suite permettre d'appliquer les modèles des neurosciences cognitives à la psychiatrie. La création d'un laboratoire spécialisé dans l'étude des facteurs de vulnérabilité à la dépression et aux dépendances s'inscrit dans la suite de ces travaux.

Se tournant ensuite vers l'étude des traits de vulnérabilité à la dépression et aux addictions, il met en évidence les caractéristiques physiologiques et cognitives liées à des traits comme l'anhédonie (absence de plaisir) et l'anxiété. En particulier, certains dysfonctionnements perceptifs (auditifs, visuo-vestibulaires) qui pourraient favoriser la survenue d'états dépressifs et/ou anxieux. C'est sur la base de ces dernières données scientifiques que Roland Jouvent développe maintenant avec son équipe de nouveaux outils thérapeutiques utilisant les nouvelles technologies de l¹information et de la communication : thérapies en réalité virtuelle, réhabilitation cognitive sur ordinateur, biotechnologies informatiques.

L'activité scientifique de Roland Jouvent se traduit par la parution de plus de 190 articles dans des revues scientifiques de notoriété internationale, plus de 173 communications et de nombreux ouvrages seuls ou en collaboration. L’ensemble de ses travaux lui a valu la médaille d'Argent du CNRS en 2000.

Roland Jouvent participe, d'autre part, à la gestion de la recherche et à des expertises.
Membre de la section 29 du Comité National du CNRS, de 1995 à 2000, il a également présidé et assuré la coordination de l'expertise du CNRS sur "Dopage et pratiques sportives". Il a été membre du conseil scientifique de l'ACI « Cognitique » du Ministère de la Recherche, et membre du conseil scientifique de l'action "Prévention des conduites à risques chez les jeunes" du ministère de la Jeunesse et des Sports. Président du Conseil d'Orientation Scientifique du Laboratoire National de Dépistage du Dopage, Roland Jouvent préside également le programme de recherche CNRS-ASO sur le Dopage. Il est membre de la nouvelle commission « Suivi psychologique des sportifs » du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 02/12/06 dans L'invité du mois | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

 
Luc Ferry
 
Président délégué du Conseil d'Analyse de la Société, Luc Ferry est intervenu, mercredi 1er juillet, sur le thème : « La France de demain doit se réfléchir aujourd’hui ».  
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