|
|
|
L’Europe du sport |
|
|
Le golf est un sport moins populaire que le foot mais, pour le bien de l’Europe, la Ryder Cup pourrait servir d’exemple. En Irlande, deux équipes se sont affrontées récemment ; l’une représentait les Etats-Unis, l’autre l’Europe. L’Europe a gagné, elle aurait pu perdre, là n’est pas le sujet. L’important est qu’il y avait une équipe européenne qui incluait des champions de diverses nationalités. Pourquoi pas, pour le foot, une confrontation Europe/Amérique Latine ou Europe/Amérique Latine/Afrique ? De même pour d’autres sports. Un patriotisme sportif européen reste à construire.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Tout sauf, rien sauf |
|
|
En matière de sécurité informatique et, en particulier de contrôle de l’Internet, deux grands principes peuvent être adoptés que l’on peut résumer par le « Tout sauf », autrement dit tout est autorisé sauf exception, et le « Rien sauf » c’est-à-dire rien n’est autorisé sauf dérogation.
Le modèle occidental de l’Internet s’inscrit clairement selon le premier principe. Ceci explique en partie les difficultés d’interdire quoi que ce soit. Le meilleur exemple est la condamnation en France de Yahoo pour vente de produits nazis. Ce qui avait contraint ce site à trouver une parade technique complexe pour filtrer, exclusivement en France, ces ventes. Toutefois, il est parfaitement illusoire de croire que l’on puisse tout filtrer de façon réellement efficace. Car avant d’interdire, encore faut-il définir, avec précision, quoi interdire.
Dans les pays totalitaires, le modèle inverse a été adopté et c’est au compte-goutte que les sites sont autorisés, avec de toute façon la possibilité ultime de couper les accès. La censure est dès lors nettement plus efficace.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
La génération des chefs d'orchestre |
|
|
Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins... et, en dépit de la somme de connaissances dont nous disposons individuellement et collectivement, des informations auxquelles nous avons accès quasi en temps réel, nous savons de moins en moins de quoi demain sera fait et où nous serons.
De ce fait, l'individu, l'entreprise, les nations, ... disposant de moins en temps pour analyser, agir, réagir, prévoir, se doivent d'être à l'écoute des multiples signaux, souvent faibles et diffus émis par leur environnement pour être à même d'accompagner voire si possible de précéder les changements.
Pour une entreprise, il s'agit de manœuvrer un paquebot aussi rapidement qu'une vedette rapide : ceci implique d'être capable simultanément de satisfaire ses parties prenantes (actionnaires, collaborateurs et clients) et d'améliorer en permanence ses performances et ses produits. Chaque collaborateur (au premier rang desquels les managers) doit donc être à la fois garant de ses performances individuelles et des performances collectives présentes et futures, faute de quoi il "disparaîtra", comme disparaîtra son entreprise !
Comment survivre et se développer dans un monde où des géants (La Chine aujourd'hui, l'Inde demain) remettent en cause le partage des rôles, où les technologies permettent aux clients d'obtenir ce à quoi ils ne rêvaient pas hier (la "boîte communicante multimédia") ?
Est-ce une évolution, une mutation profonde ou une totale révolution ?
La réponse est différente selon que l'on soit papillon, grenouille ou cheval ... Le temps n'est pas le même pour tout le monde mais il est le facteur essentiel pour tous !
A nous, à nos entreprises, de faire en sorte que nos délais d'adaptation et de réaction soient les plus courts possibles.
Cela passe obligatoirement par une responsabilisation de chacun, non seulement sur ce qu'il doit faire mais aussi sur ce à quoi il participe (les processus), un partage du pouvoir permettant, chaque fois que nécessaire, de privilégier l'intérêt collectif à la somme des intérêts individuels et la désignation d'un chef d'orchestre (le pilote de processus ) pour faire que chacun joue parfaitement la partition qui est la sienne.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Le travail et l’égo |
|
|
Le luxe le plus « moderne » est d’avoir un travail qui passionne. Ceux qui s’ennuient au boulot cherchent leur plaisir ailleurs et ceux qui n’ont pas de boulot risquent la déprime. D’où, en Occident, une sorte de paradoxe : les riches travaillent plus que les pauvres ! C’est un phénomène nouveau, peut-être unique dans les annales du monde.
Adieu les aristocrates qui méprisaient le labeur. La valeur travail a grimpé l’échelle sociale ; les valeurs famille, loisirs, culture imprègnent la classe moyenne. Le glissement a du bon mais le « Bonjour Paresse » menace et le balancier est allé trop loin. L’entreprise, toujours à l’affût de gains de productivité, a cessé d’être un lieu de vie où les gens se plaisent à travailler. Quant aux détenteurs de pouvoir ou de savoir, ils flattent leur ego en faisant montre d’hyperactivité.
Dans les deux cas, les gosses risquent de trinquer. Les enfants de désœuvrés admirent rarement leurs parents et le regrettent souvent tandis que les gosses de riches, enfants de débordés, souffrent souvent de se croire ignorés.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Microsoft trop fort ou... monde libre trop faible |
|
|
Depuis quelques années, les logiciels libres font partie intégrante des offres des grands groupes informatiques. Ils devaient permettre aux entreprises et institutions, soucieuses de leur « dépendance », une alternative à l’hégémonie de Microsoft. Quel bilan peut-on en tirer aujourd’hui ?
Selon une étude du cabinet OneStat.com, 97% des micro-ordinateurs dans le monde sont équipés d’un système d’exploitation de Microsoft Windows. Les Linux sont passés, entre 2003 et 2006, de 0,51% à… 0,36% !
Pour les logiciels de navigation sur Internet, Internet Explorer de Microsoft a certes perdu, dans la même période, près de 10% de parts de marché. Il n’en reste pas moins qu’il continue, avec 85 % du marché, à caracoler en tête... loin devant les trois principaux navigateurs « libres » qui cumulent à peine 15%.
Seul le segment des serveurs échappe à cette hégémonie puisque les Linux, avec près de 20% de parts de marché, ont su s’imposer comme le second système d’exploitation.
Le bilan reste donc assez mitigé. Mais au-delà des chiffres, l’attentisme reste de mise. Si choisir Linux pour des applications modestes est devenu un réflexe, Microsoft reste une référence incontournable pour les PC et les applications bureautiques.
En cause ? La multiplicité d’offres rarement compatibles entre elles et la difficulté à garantir un fonctionnement stable sur des solutions appelées, par principe, à évoluer rapidement.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Enfants de bourgeois et révolution |
|
|
Des pauvres, il y en a depuis toujours. La plupart se résignent. Les riches ne tremblent guère. L’ordre est injuste mais stable. Tout change quand la classe moyenne s’effondre. Alors, surgissent de « nouveaux pauvres ». Les plus vieux ont du mal à accepter leur changement de condition mais se contentent de maugréer. Les plus jeunes, eux, rêvent de chambardement. L’ordre n’est plus seulement injuste, il devient instable. Cela s’est produit souvent dans le passé. C’est le cas aujourd’hui dans beaucoup de pays d’Occident où des enfants de bourgeois de plus en plus nombreux adhèrent à des partis extrêmes. Mauvais signe.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Prodi = retour de l’Europe |
|
|
Le Président du Conseil italien a, en quatre mois, mené un parcours sans faute. Dans un premier temps, il a pris les mesures économiques que la situation imposait et son effort a été reconnu par les investisseurs du monde entier puisqu’aujourd’hui le gouvernement italien peut émettre des bons du Trésor dans de meilleures conditions qu’à l’époque de Berlusconi.
Dans un deuxième temps, M. Prodi a renforcé la position internationale de son pays en proposant que l’Italie envoie 3.000 hommes au Liban et prenne la tête de la Finul. Dans un troisième temps, il a fait en sorte que cette initiative ne porte pas ombrage à la France (le commandement de la Finul s’effectuera par rotation).
Surtout, l’ancien président de la Commission de Bruxelles s’affirme comme l’homme d’Etat le plus attaché à la cohésion de l’Europe. Il veut, selon ses propres termes, contribuer au « retour de l’Europe unie en tant qu’acteur politique à part entière, capable d’avoir une politique étrangère et une action commune ». « Il professore » mérite un bravo !
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Comment une entreprise peut réussir sa grande mutation |
|
|
Elu stratège de l'année 2003 par les lecteurs de la "Tribune", René Carron a eu un parcours sans faute qui l'a mené de sa Savoie natale au sommet de l'une des plus grandes institutions financières du pays. Exploitant agricole, René Carron exerce, à partir de 1981, des responsabilités au sein du Crédit Agricole. Il est élu à la présidence de la Caisse locale de Yenne.
Président de la Chambre d'Agriculture de la Savoie, de 1983 à 1992, il est, en avril 1992, élu au Conseil d’Administration de la Caisse Régionale du Crédit Agricole de la Savoie et en devient le Président.
C’est sous sa présidence que s’accomplit, en 1994, la fusion des Caisses régionales de Savoie et de Haute Savoie qui donne naissance à la Caisse régionale de Savoie. René Carron est toujours Président de la Caisse Régionale de Savoie.
A partir de 1995 il accède à des responsabilités nationales. C’est l’année de son élection au bureau de la Fédération Nationale de Crédit Agricole dont il devient, de juillet 2000 jusqu'en avril 2003, Président.
Membre du Conseil d’administration de Crédit Agricole SA à partir de 1999, il est élu à la présidence du Conseil en décembre 2002.
Depuis 2004, René Carron est aussi Vice-président de la Banca Intesa.
Mais son engagement ne s'arrête pas au monde des affaires. René Carron a été Maire de Yenne. Elu conseiller général du canton de Yenne en 1992, il a siégé à la Commission permanente du Conseil Général de la Savoie et a été Vice-président du Conseil Général de 1995 à 1998. René Carron a également présidé Savoie 92, association de valorisation de la Savoie pour les Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville.
Membre du Conseil Economique et Social, de 2000 à 2003, René Carron est membre du Conseil d’Administration de SUEZ et du Conseil de Surveillance de LAGARDERE SCA.
René Carron préside la Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde (FARM).
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Israël : faux calculs mais vraie démocratie |
|
|
Le gouvernement est déconsidéré, l’armée est tombée de son piédestal mais les institutions fonctionnent. Dans un Moyen Orient où les dictatures sont légion et où les juges comme les parlementaires ont surtout le droit d’obéir, Israël ne peut qu’étonner avec sa Cour Suprême qui dit la loi et ses commissions d’enquêtes qui traquent la vérité. Une vérité qui, d’ailleurs, n’est pas toujours belle à voir.
Le Mossad, supposé tout savoir des pays voisins, n’avait pas mesuré la capacité de résistance du Hezbollah. Ces princes de la psychologie s’étaient également trompés sur l’état des opinions publiques tant palestiniennes que libanaises. Ils avaient d’abord cru qu’en aggravant les conditions de vie des Palestiniens ceux-ci se retourneraient contre le Hamas. La même erreur a été commise au Liban où le Hezbollah, au lieu d’être blâmé pour sa provocation, a été admiré pour sa résistance.
Du coup, toutes les politiques passées sont soumises au crible du réexamen. Au lieu d’enclencher le Processus d’Oslo, ne fallait-il pas œuvrer au développement économique des « territoires » afin d’amorcer une réconciliation des esprits ? Après l’échec du processus, fallait-il évacuer le Sud Liban au risque de donner aux télévisions arabes la possibilité de célébrer une prétendue victoire ? Fallait-il, ensuite, considérer l’évacuation de la Bande de Gaza comme un bon débarras ?
En tout cas, la prétention du gouvernement Olmert de fixer arbitrairement les frontières définitives de l’Etat hébreu n’est plus prise au sérieux. Une « révision déchirante » est en gestation ... démocratique.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Les jeunes et l'immobilier |
|
|
Les prix de l’immobilier ne cessent de monter depuis 1998. Un grand nombre d’explications ont été formulées pour expliquer, à défaut de comprendre, les raisons de cette embellie aussi soudaine qu’ininterrompue.
Pourtant, à bien y regarder, le seul argument objectif est bel et bien la baisse « historique » (comme disent les spécialistes) des taux d’intérêt. Or, cette baisse ne compense plus, et depuis fort longtemps, la hausse des prix.
Alors pourquoi continuent-ils à monter ? Pour une raison simple : c’est parce qu’il y a des acheteurs ! Des acheteurs de plus en plus jeunes et qui sont prêts à s’endetter plus longtemps – certains crédits courent sur trente ans – pour acquérir leur logement. Des acheteurs qui sont les enfants de la crise.
Depuis leur plus jeune âge ils n’ont entendu parler que d’inflation, puis de crise pétrolière et enfin de chômage. Et immanquablement quand cette génération a été en situation d’acheter, elle ne s’en n’est pas privée pensant, à tort ou à raison, qu’être propriétaire de son toit est une protection efficace contre la précarité. En cela, elle se comporte à l’opposé de la génération de leur parent, les baby-boomers.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
"L'Iran a droit au nucléaire civil" |
|
|
Cette phrase, rapportée par Libération du 4 septembre, a été prononcée par Jack Lang de retour de Téhéran. Personne ne conteste à qui que ce soit le droit d'avoir accès au nucléaire civil, tout au moins en restant dans le cadre des règle de l'AIEA, le super gendarme onusien en matière nucléaire.
Malheureusement une information récente mais passée pratiquement inaperçue, balaie les derniers a priori positifs que l'on pouvait avoir quant au programme nucléaire iranien. Le 26 août 2006 le Président Ahmadinejad a inauguré une unité de production d'eau lourde à proximité du réacteur IR-40 en construction à Arak. Ce réacteur de design iranien est officiellement un "réacteur de recherche" du type uranium naturel/eau lourde. Sa puissance sera faible : de l'ordre de 40 mégawatts alors que les réacteurs électrogènes ont des puissances de 1000 à 1500 MW.
L'intérêt de ce type de réacteur est que c'est une superbe machine pour fabriquer le meilleur plutonium de qualité militaire. IR-40 devrait entrer en service en 2009 et pourra fournir du plutonium pour 1 ou 2 bombes par an. Tout cela signifie que l'Iran, pour se doter de l'armement nucléaire, suit en parallèle, la voie de l'uranium 235 et celle du plutonium. Les États-Unis avaient procédé ainsi avec le projet Manhattan qui déboucha sur "Little Boy", engin à uranium 235 (64 kgs de matière fissile) qui rasa Hiroshima, et "Fat Man", bombe au plutonium (6 kgs) qui anéantit Nagasaki. La France procéda de même.
Que peut-on faire pour contrecarrer ces projets ? La réponse est
malheureusement : rien. Comme Jacques Andréani l'a exposé devant Les
Vigilants, une intervention militaire des USA donnerait peu de résultats à part de mettre cette partie du Monde (sinon le Monde entier) dans une situation apocalyptique. L'expérience, entre autres, du Pakistan a montré que lorsqu'un pays a décidé d'acquérir une capacité nucléaire, rien ne peut l'en empêcher. Kofi Annan s'est déclaré sceptique quant à l'efficacité de sanctions économiques contre l'Iran. Reste, comme l'a souligné J. Andréani, la diplomatie... On ne peut qu'appeler de nos vœux une évolution à l'Argentine : ce pays avait lancé un programme nucléaire
militaire mais, après le changement de régime, le nouveau pouvoir
abandonna cet objectif.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Vous allez voir ce que vous allez voir… |
|
|
Telle était la teneur des propos tenus l’année dernière par E. Leclerc lorsqu’il bataillait pour pouvoir implanter des stations-service d’autoroutes. Il lançait alors des anathèmes contre le « lobby » des pétroliers et promettait, s’il obtenait satisfaction, des baisses de prix spectaculaires. Finalement E. Leclerc parvint à ses fins et put installer des pompes Leclerc sur un certain nombre d’autoroutes.
Le résultat est éloquent. Les stations Leclerc affichent des prix rigoureusement identiques à ceux des stations voisines : Monsieur Leclerc a rejoint ce qu’il appelait le lobby. Quant arrêtera-t-on de prendre les consommateurs pour des gogos ?
La France irait beaucoup mieux si ses « élites » politiques et économiques mettaient leurs actes en ligne avec leurs dires (et inversement). C’est le minimum de l’honnêteté intellectuelle devenue, malheureusement, une vertu passéiste. Le succès de Mme Royal tient pour beaucoup à cette exigence de nos concitoyens.
|
|
|
|
|
|
|
 |
|