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Nasrallah nouvelle star |
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Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah (« Parti de Dieu »), est devenu, à 46 ans, le héros des foules du Moyen Orient tout entier. Il est libanais, musulman chiite, leader politique et chef de guerre. Subtil, il se montre parfaitement apte à tenir plusieurs rôles : religieux, il sait enflammer ses auditoires par des prêches éloquents ; organisateur, il s’exprime de façon moderne et claire ; Libanais, il se pose en patriote désireux de défendre son pays face à Israël ; Musulman, il se sert d’Israël comme d’un repoussoir afin d’œuvrer à la réconciliation entre chiites et sunnites et de contribuer ainsi à la reconstruction d’une « Communauté des Croyants ».
Sa stratégie plait à l’Iran qui, en tant que grande puissance régionale, aurait toute chance de prendre la tête de cette « Oumma » d’un nouveau type. C’est largement pour cela que, depuis la première guerre du Liban en 1982, il arme et finance le Hezbollah. Les armes viennent de permettre à Nasrallah et à ses hommes de tenir tête à Olmert et à son armée ; l’argent sert à récompenser les fidèles et à financer des œuvres sociales. En ces temps de reconstruction libanaise, le Hezbollah parvient même à se montrer plus généreux que le gouvernement de Beyrouth. Ce n’est pas demain que la population aidera à son désarmement.
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Journée Nationale de l'Intelligence Economique d'Entreprise |
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L'Académie de l'Intelligence Economique, partenaire du Club des Vigilants, présente en avant-première sur son site le contenu des thèmes Innovation et Management qui seront débattus lors de la 2 ème Journée Nationale de l'Intelligence Economique d'Entreprise (JIEE) qui se tient à Lyon le 7 décembre 2006.
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Histoire d'une époque où la météo n'existait pas… |
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Une revue de vulgarisation scientifique (*) faisait récemment le point de nos connaissances sur la dernière grande variation climatique que notre Terre ait connue : la période pléniglaciaire ou grande glaciation.
L'étude portait principalement sur l'impact pour la faune et la flore connues. Rien de bien nouveau sur ce plan si ce n'est celui de nous rappeler que la Nature, sous sa forme climatique, a toujours fait des caprices et des colères et qu'à cette époque reculée, l'industrie humaine n'était pas en cause. Depuis cet âge antédiluvien (en gros - 20 000 ans) la tendance lourde de notre atmosphère a été celle d'un réchauffement général faisant succéder les zones de déserts secs et torrides aux anciennes zones de déserts glacés et, bien entendu, apparaître une fonte colossale des banquises et des glaciers. La question qui se pose évidemment est de comparer ces phénomènes "normaux" à des phénomènes "anormaux" que l'on attribue à une augmentation du taux de gaz à effet de serre uniquement imputable à l'activité humaine actuelle.
Le doute nous prend soudain sur le rôle que l'être humain prétend se donner aujourd'hui face à la Nature !
On peut s'en sortir, évidemment, en considérant que ce rôle est celui d'un "accélérateur" de ce processus naturel de réchauffement qui rend donc "sensible et conscient" à l'échelle de temps de la vie humaine les conséquences incontournables du réchauffement "normal" en cours qui, lui, se déroule imperturbablement à une échelle de temps "géologique"…
Le débat reste donc ouvert de savoir à quelle vitesse notre humanité va être capable de s'adapter à un tel réchauffement climatique. Si le rythme de modification inéluctable car "naturel" de son biotope est trop fort à cause des conséquences polluantes de son "hyperactivité économique", l'Homme est libre de "lever le pied de l'accélérateur". Ce que semble dire la Nature c'est que la tendance générale n'est pas le fait de l'Homme et qu'elle constitue en fait une limite à sa liberté.
Autre version possible de l'histoire qui attend les générations futures : le cycle de réchauffement en cours depuis 20 000 ans pourrait passer par un maximum (comme beaucoup de phénomènes physiques) puis s'inverser en faisant retourner la Terre tranquillement et très lentement vers un nouvel âge glaciaire…
Ce que nous montre cette étude c'est que l'Homme n'a pas accès au moteur fondamental de l'évolution climatique et que cela continue… à le dépasser !
( *) Sciences et Avenir ( mai 2006 )
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Neuropharmacologie : perspectives de modification des comportements |
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Le cerveau est considéré, dans nos sociétés, comme le siège de la pensée. Depuis Descartes, la pensée est considérée par certains comme dissociée du corps. C’est pourquoi on a beaucoup de mal à voir dans le cerveau un organe comme les autres. On a encore plus de mal à admettre que le cerveau, comme tout autre organe, le foie ou le cœur par exemple, puisse être malade.
La pensée malade ? C’est une idée terrifiante. Pourtant si le cerveau est un organe comme les autres, on doit admettre qu’il puisse et devrait être soigné comme n’importe quel autre organe.
Certes, le cerveau est une machine complexe, peut-être la plus complexe de l’univers. Il comprend 100 milliards de cellules et 1000 à 10 000 connexions par cellule. C’est une machine qui se construit toute la vie et que chaque expérience modifie. Et c’est cette complexité, dont on commence, depuis une vingtaine d’années à peine, à soulever un coin du voile, qui en fait un organe à part.
Le cerveau fonctionne en réseau, réseau qui se forme par des communications entre les neurones grâce à des messages chimiques. Certains de ces messages sont connus du grand public. C’est le cas de l’adrénaline, de la dopamine ou de la sérotonine. D’autres le sont moins comme les enképhalines qui agissent sur les mêmes récepteurs que la morphine. Des centaines de messages chimiques sont ainsi secrétés par des réseaux de neurones, pour répondre par exemple aux sollicitations extérieures, messages qui, une fois libérés, doivent être reconnus par d’autres neurones ou groupes de neurones grâce à des molécules réceptrices appelées neurorécepteurs. Au nombre de 400 à 500, 250 d’entre eux sont bien connus. Les autres, dont le rôle n’est pas encore identifié, sont appelés récepteurs orphelins.
Or, et c’est une surprise, la plupart des neurorécepteurs, dont beaucoup ont été découverts au cours des 20 dernières années, ont une structure très semblable aux récepteurs chargés de décrypter les messages chimiques reçus dans des organes comme le cœur, le foie ou les poumons...
Ainsi, les récepteurs de la sérotonine, ont une structure très voisine de celle des récepteurs qui nous permettent d’identifier les photons sur la rétine et donc de voir. Cette similitude est probablement une conséquence de l’évolution : les récepteurs ancestraux se sont vraisemblablement diversifiés pour reconnaître les nombreux messages qu’ils soient d’origine externe, tels que la vue, l’odorat, le goût..., ou interne. Les récepteurs jouent un rôle très important dans la reconnaissance de tous les messages, dans le corps comme dans le cerveau.
Aujourd’hui, 60% des médicaments liés aux pathologies du corps mais aussi du cerveau agissent sur des récepteurs de ce type. On peut de ce fait imaginer que la neuropharmacologie des neurorécepteurs pourra faire avancer le traitement des maladies du cerveau, comme elle fait tous les jours avancer le traitement des pathologies du corps.
Une question redoutable va toutefois se poser : doit-on « normer » tous les cerveaux ? Que de souffrances engendrées par des cerveaux malades ! Mais aussi que de chefs d’œuvres !
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D’Abou Ghraib à Porcheville |
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Dans son numéro 36 (octobre 2005), Vigilances rendait compte des peines qui avaient été infligées aux Etats-Unis aux tortionnaires d’Abou Ghraib. La graduation, selon nous, s’expliquait par le fait que les cas relevaient en gros de trois catégories distinctes :
- Il y avait des tortures effectuées dans le but d’extorquer le plus vite possible des aveux ou des renseignements.
- Il y avait des humiliations destinées à mettre les prisonniers dans un état de moindre résistance mentale avant les interrogatoires.
- Il y avait aussi des humiliations d’un genre mi porno, mi ludique, évoquant une mise en scène.
« Ce dernier cas, précisions-nous, est apparu clairement dans le procès de la soldate Lynndie England qui souriait en traînant en laisse un prisonnier dénudé. Elle aurait agi à l’instigation d’un de ses camarades et a été d’abord ravie de la photo où elle fait figure de vedette et où l’Irakien humilié tient (involontairement) le rôle du figurant soumis ». C’est cette violence spectacle que l’on retrouve lorsqu’à Nice, Porcheville, Orléans et ailleurs, des viols ou autres agressions font l’objet de photos ou de films sur téléphones portables que l’on est fier de montrer aux copains.
Comme toujours, l’art a été prémonitoire. Le « happening » était un art nouveau. On créait un « évènement » ; l’évènement était filmé et les cassettes se vendaient. Maintenant, il ne s’agit même plus de cela mais le principe est le même puisque l’on se passe d’un tableau ou d’une sculpture qui avaient au moins le mérite d’établir une médiation entre le contemplateur et la réalité. L’instantané apparaît tout cru, prêt à être avalé. Les freins de la symbolique cessent de fonctionner. Les frontières entre torture et spectacle deviennent élastiques … comme à Abou Ghraib.
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Des secrétaires au secours des infirmières |
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D’un côté, il manquerait 15 000 infirmières en France. On en est à en "importer" d’Espagne, d’Italie et des pays de l’Est... Celles qui sont en poste crouleraient – près de 40% de leur temps de travail – sous les tâches administratives. Face à cette pénurie, hôpitaux et cliniques privées se font une concurrence acharnée pour séduire ces belles.
De l’autre, nombre de secrétaires médicales sont au chômage. L’informatisation croissante des hôpitaux, cliniques et cabinets médicaux y est pour beaucoup. Plutôt que de se lamenter sur les infirmières qui font défaut, ne peut-on embaucher des secrétaires médicales et libérer ainsi du temps "infirmier" si recherché ?
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Histoire de déluge… |
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L'idée que des êtres humains, il y a très longtemps, aient pu être les témoins d'un des plus impressionnants épisodes climatiques de notre Terre fait son chemin petit à petit. Le mythe correspondant est celui du Déluge. Des études scientifiques récentes ont reconstitué l'apparence de notre continent européen il y a moins de 20 000 ans (grande période glaciaire).
Le niveau de la mer, notre "altitude zéro" se trouvait à 130 mètres au-dessous de ce qu'il est aujourd'hui !
Evidemment les terres émergées étaient différentes :
- Notre Bretagne française, la Grande Bretagne, le Nord de la France, la Hollande et le Danemark ne faisaient qu'une seule terre.
- L'Espagne et le Maroc aussi, car le détroit de Gibraltar n'existait pas. La mer Méditerranée, beaucoup plus petite, était vraisemblablement un gigantesque lac.
- Quant à la Turquie, elle était totalement unie à la Grèce car le détroit du Bosphore se traversait à pied sec et la Mer Noire n'était qu'un lac, beaucoup plus petit que l'espace maritime actuel, au milieu d'une vaste plaine.
L'idée qui se fait jour est que les mythes anciens tels que celui de l'anéantissement de l'Atlantide (que les auteurs anciens localisaient au large des Colonnes d´Hercule proches de Gibraltar) ou bien celui du Déluge seraient, en réalité, les résultats de l'histoire d'un désastre naturel colossal, colporté oralement de génération en génération.
Le réchauffement climatique qui commença à ces époques antédiluviennes fit monter le niveau de l'océan principal, l'Atlantique, alimenté par la fonte des gigantesques banquises. Lorsque que le niveau fut suffisamment haut, l'océan Atlantique se déversa dans le "lac Méditerranée" et les calculs montrent que ces gigantesques cataractes firent rage pendant plus d'un siècle accompagnées par des pluies… diluviennes.
Bien entendu, avec un peu de retard, le "lac Méditerranée", qui contenait donc de l'eau de mer, vit son niveau monter fortement et il finit par déborder au niveau du Bosphore pour se déverser, lui aussi, en gigantesques cataractes dans la "plaine Mer Noire" accompagnées également de pluies… diluviennes.
Nos mythes et légendes les plus répandues ne seraient-elles donc qu'une manifestation du réchauffement de la planète qui nous inquiète tant de nos jours ?
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Chérir l’OMC |
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Connaissez-vous un seul chef d’entreprise qui ait changé son « business plan » parce que le « cycle de Doha » peut tourner court ? Probablement pas. Les négociations qui se déroulent à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) semblent lointaines, mystérieuses, réservées à des experts. Quel dommage ! Si le commerce international n’est pas régulé, la mondialisation ne sera pas maîtrisée et les disparités s’accroîtront entre zones gagnantes et zones perdantes. D’où, dans de nombreux pays, le risque d’un choc en retour qui d’abord protectionniste pourrait rapidement prendre la forme du nationalisme. Du même coup, les structures politiques de plusieurs démocraties pourraient être menacées.
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Pause estivale |
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L’équipe du Club des vigilants fait une pause. Nous remercions tous nos lecteurs et contributeurs et leur donnons rendez vous à partir du 16 août. Bonnes vacances à tous.
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