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Neuropharmacologie : perspectives de modification des comportements |
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Directeur de la Génopole Languedoc Roussillon et de l'Institut de Génomique Fonctionnelle à Montpellier, Joël Bockaert, une des sommités mondiales en pharmacologie, interviendra, mardi 16 mai sur le thème : « Neuropharmacologie: perspectives de modification des comportements».
Professeur à l'Université Montpellier I, Joël Bockaert a dédié sa vie à la science et à la recherche. Considéré comme l’une des sommités mondiales en pharmacologie, il a notamment découvert certains récepteurs aux neuromédiateurs. C’est dire que le champ des drogues nouvelles est, à ses yeux, immense. Ce qui, selon lui, peut donner matière à rêver ou à trembler.
Agrégé et docteur ès Sciences Naturelles, Joël Bockaert a été successivement maître assistant à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), sous-directeur de la chaire de physiologie cellulaire au Collège de France et directeur de Recherche au CNRS.
Dès son retour, en 1974, de la Northwestern University Medical School (Chicago, USA), Joël Bockaert rejoint le laboratoire de Physiologie Cellulaire au Collège de France. Il trouve dans la proximité des laboratoires de J. Glowinski, H. Gerschenfeld, les cours de J.-P. Changeux une chance formidable pour une initiation à la neurobiologie.
La plupart de ses travaux, qui ont débuté dans les années 70, ont été consacrés aux mécanismes de transduction des récepteurs couplés aux protéines G (RCPG). Ce qui constitue un immense domaine de recherche puisque 60% des médicaments agissent directement ou indirectement sur des RCPGs. Pourtant, à l'époque, seule une poignée de laboratoires dans le monde s'intéressaient à ces récepteurs au niveau moléculaire.
En 1982, Joël Bockaert contribue à la création du Centre CNRS-INSERM de Pharmacologie-Endocrinologie (CCIPE) à Montpellier et dont la restructuration, en 2005, aboutit à la mise en place de l'Institut de Génomique Fonctionnelle.
Membre de l'Académie des Sciences depuis 2003, le professeur Bockaert est nommé, en 2005, Professeur Honoraire de l'Université des Sciences et Techniques de Huazhong (Chine). Membre permanent de nombreux comités de lecture dont European Journal of Pharmacology, Brain Research ou Cellular Signalling, il est également éditeur adjoint de European Journal of Neuroscience et de Molecular Pharmacology.
Auteur d'un grand nombre d'articles scientifiques, Joël Bockaert a reçu plusieurs distinctions dont le Prix Rochat-Julliard de l'Académie des Sciences (1989), le Prix Lilly-ECNP (1995) ou encore le Grand Prix de l'Académie des Sciences (Charles-Léopold Mayer, 2001).
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Viva Espaňa |
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Juan qui pleure souligne le déficit record du commerce extérieur espagnol. Juan qui rit note que le chômage est en baisse et que, parmi tous les pays d’Europe, l’Espagne est, après l’Irlande, celui qui affiche le meilleur taux de croissance. Pour le public, c’est cela qui compte. Le moral est bon.
Les Espagnols, à la différence des Français, ont confiance dans l’avenir. Sans doute avec raison car les finances publiques sont saines, le budget est même en excédent et, l’euro servant de rempart sur le plan extérieur, on ne voit pas pourquoi le pays devrait sacrifier son développement sur l’autel de la balance des comptes. D’ailleurs, l’investissement repart et la consommation n’est plus le seul moteur de la croissance. Le vrai danger tient au prix de l’immobilier qui, en Espagne plus encore qu’ailleurs, a atteint des sommets difficilement tenables.
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Cherche père biologique sur le Net |
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Agé de 15 ans, un adolescent, né d’une fécondation à partir du sperme d’un donneur anonyme, avait une obsession : trouver la moindre parcelle d’information qui l’aiderait à retrouver son père biologique. Nourri à l’Internet, comme tous les jeunes de sa génération, ses talents de limier l’amène à un site commercial qui gère une immense base de données génétique destiné à aider les gens dans leurs recherches généalogiques. Il leur envoie un échantillon d’ADN. Et là, bingo !
Le test effectué lui permit de trouver assez d’éléments pour remonter vers son père. Ce précédent, s’il venait à se généraliser, et il n’y aucune raison pour que cela ne soit pas le cas, ne sera pas sans conséquences.
Sur les banques de sperme, d’une part. Si l’anonymat des donneurs ne peut être assuré, le risque d’en tarir la source est grand. D'autre part, cet exemple souligne la vulnérabilité née de la prolifération des bases de données génétiques – qu’elles soient établies par des institutions gouvernementales, de recherche ou des sociétés privées, etc. La probabilité d’usages abusifs n’en sera que plus grande et potentiellement dangereuse pour le respect des données privées. Ce qui soulèverait d’épineuses questions d’ordre social, juridique, moral et éthique.
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Emotions |
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Dans la Cordillère de Vilcabamba, au coeur de l’Amazonie péruvienne, vit encore une peuplade éloignée de toute civilisation. Ce sont de « bons sauvages » comme aurait dit Rousseau. Une Française, depuis vingt ans, est parmi eux. Au départ, quand elle a été acceptée par le groupe, des femmes lui ont offert … quelques poux. Elle les a mis sur sa tête afin que les autres puissent l’épouiller. Symbole de fraternité. Signe de lien social.
Questions : Pour se montrer fraternels, est-il indispensable d’avoir des malheurs en partage ? Doit-on absolument renoncer à tout confort ? Est-on obligé de se fondre dans un groupe et d’abandonner son quant à soi ? Ne peut-on concilier autonomie et lien social ?
Sur un parking au bord d’une route de montagne dans le nord du Japon, sept adolescents ont été retrouvés morts. Ils avaient cherché, via Internet, des compagnons d’infortune et avaient décidé de se suicider ensemble. Tragique moyen d’échapper à la solitude.
Questions : Où trouver de la chaleur humaine ? Comment adhérer à une société privée d’idéal ? Comment aider les autres tout en se faisant plaisir ? Par quel bout commencer ?
Dans une banlieue triste d’Alger, Khaled, un garçon de seize ans, regarde par la fenêtre. Ce n’est pas pour se distraire, c’est pour une rédaction : « Je vois, écrit-il, des ordures partout sur le sol jusqu’au parc public situé près de la place ». Lui et ses condisciples (une quinzaine) laissent, sous de multiples formes, percer leur amertume. Ils rêvent d’un ailleurs en France, en Espagne, en Europe. Ils regrettent de ne pas être nés loin de chez eux.
Questions : Ces jeunes musulmans ont-ils tort de ne pas être « islamistes » ? Ont-ils tort de croire qu’en Europe le futur a encore de l’avenir ? Avons-nous raison de craindre au lieu d’espérer ? Sommes-nous incapables de tirer parti de nos points forts pour corriger nos manques ? Ne peut-on essayer de construire une société harmonieuse ? Devons-nous renoncer à l’ambition de donner consistance à nos rêves ?
Post Scriptum :
Comment sauter une case au jeu de l’oie de la modernité ? Voilà une question que les Vigilants pourraient se poser à propos de la révolte anti-CPE. Vue à l’aulne d’une certaine modernité, cette révolte apparaît rétrograde : ses portes parole appellent précarité ce que la plupart des théoriciens de l’économie de marché nomment flexibilité. Les protestataires véhiculent, cependant, un message novateur : ils aspirent à une société plus humaine où les salariés ne soient pas de simples variables d’ajustement. Tout le problème consiste à savoir si la France, endettée et économiquement en retard par rapport à ses voisins, peut faire l’économie d’un rattrapage. Sans doute faut-il chercher la réponse dans le contenu souhaitable d’une croissance retrouvée. L’assainissement des finances publiques et des comptes sociaux est un passage obligé mais pas un but. Un « Comment » n’a de sens que s’il est mis au service d’un « pourquoi ». Ce « pourquoi » doit servir de boussole. La croissance nécessaire doit donc avoir un contenu innovant.
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Filières atomiques |
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Un procès qui se déroule actuellement à Mannheim met en lumière la complexité des circuits utilisés pour la prolifération nucléaire. Un ingénieur, Gotthard Lerch, est accusé d’avoir facilité, entre 1999 et 2003, l’exportation en Libye de composants utilisés pour l’enrichissement de l’uranium. Le trafic a été découvert lorsque Kadhafi, pour se réconcilier avec l’Occident, a démantelé des installations dont, jusqu’alors, il avait nié l’existence.
L’examen du dossier libyen a permis de remonter une filière conduisant à Abdul Khan, ce savant pakistanais qui a vendu de nombreux secrets non seulement en Libye mais aussi en Iran, en Corée du Nord et ailleurs. Les filières étaient tellement foisonnantes que Mohamed El Baradei, Directeur Général de l’Agence Internationales pour l’Energie Atomique a lui-même été surpris : « Quand vous voyez, a-t-il dit, des instruments conçus dans un pays, fabriqués dans deux ou trois autres, expédiés dans un quatrième puis détournés vers un cinquième, vous ne pouvez ignorer l’existence d’un réseau mondial ».
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L’éveil des talents |
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La France est un pays d’immigration. Elle a aussi, longtemps, été un pays d’intégration. Certes, la dernière vague d’immigration – issue en majorité du Maghreb et d’Afrique noire – semble, aujourd’hui, poser problème. Noirs et arabes ou berbères seraient, selon certains, trop différents - par la religion, l’islam, comme par la culture - pour pouvoir s’intégrer.
Des réserves comparables s’exprimaient auparavant vis-à-vis des immigrés italiens ou polonais, pourtant catholiques, européens et blancs. Des pogroms ont eu même lieu. Comme celui, autour de 1930, aux Saintes Marie de la Mer où périrent des italiens. Pourtant la machine à intégrer a bien fonctionné et nul ne s’avise plus de parler de Français d’origine italienne ou polonaise.
Un jour viendra où il en sera de même pour ceux qu’on appelle, aujourd’hui encore, des enfants d’immigrés alors même que, nés en France, ils sont Français. Pour cela, il faut rétablir, d’un même mouvement, quelques vérités sur l’immigration et relancer la machine à intégrer.
L’immigration est inéluctable. Pour deux raisons. La première tient au fait que la France, comme la plupart des pays européens, vieillit. Et qui dit vieillissement, dit perte de dynamisme économique, de compétitivité, de croissance et, in fine, de richesse. La seconde est liée à la misère qui sévit au sud, notamment en Afrique. On pourra ériger les murs les plus hauts, tout comme les barbelés les plus terrifiants. Ils ne pourront empêcher les gens en quête d’un avenir meilleur de les braver. Les pays du Nord, s’ils veulent éviter des migrations massives et incontrôlées, seront tenus d’agir à la source. Ils doivent aussi mener des actions énergiques d’intégration des populations installées sur leur sol.
L’intégration est le résultat de deux volontés : celle de s’intégrer mais celle aussi d’intégrer. Si la première incombe aux personnes, la seconde doit venir de la société toute entière. Or, La France est le pays où les problèmes liés aux discriminations ont, longtemps, été occultés.
Dans le monde des entreprises – j’ai été moi-même industriel pendant 25 ans -, chefs d’entreprises, syndicalistes, DRH..., ont longtemps ignoré la question des discriminations et, plus largement, celle de la nécessaire diversité culturelle. Le monde politique n’était pas en reste. Succédant à Simone Weil à la tête du Haut Conseil à l’Intégration, en 1998, elle eut ces paroles de bienvenue à mon égard : « je n’ai jamais pu intéresser un gouvernement de droite à ces questions. Alors bonne chance ! ». Ce désintérêt n’était pas, hélas, l’apanage de la droite puisque je n’ai pas, non plus, pu y intéresser un gouvernement de gauche. Ministres, parlementaires, élus locaux, de quelque bord qu’ils soient, sont restés, jusqu’à récemment, imperméables à cette question. Il n’y a qu’à voir l’Assemblée nationale où la seule couleur qui vaille semble être le blanc. Blanc et mâle de préférence. La France se classe ainsi, en matière de discrimination et de diversité cultuelle, parmi les plus mauvais élèves en Europe. Cette forme de déni collectif commence toutefois à se fissurer.
Les clefs d’une intégration réussie – logement, école, emploi – font l’objet d’un large consensus. Maintenant il faut agir. Car la lutte contre les discriminations - les émeutes de novembre 2005 sont encore dans tous les esprits – est devenu un enjeu majeur de cohésion sociale. Et, au-delà de la morale, c’est surtout un extraordinaire gaspillage de talents. Car il vaut mieux avoir, dans vingt ans, une France jeune, fut-elle métissée, qu’un asile de vieillards tous blancs.
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Canada : go West |
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Stephen Harper est le nouveau Premier ministre de la Fédération Canadienne. Le parti conservateur, dont il est le chef, a battu les Libéraux au pouvoir depuis 12 ans. La novation cependant est ailleurs, M. Harper est originaire de l’Alberta, un Etat de l’Ouest canadien dont les réserves en pétrole, en gaz et surtout en sables bitumineux sont immenses.
Or, la constitution fédérale stipule que chaque Etat possède les ressources naturelles situées sur son territoire. M. Harper ne s’est nullement engagé à changer la Constitution mais sait que 3 millions d’Albertains ne doivent pas devenir immensément plus riches que les 29 autres millions de Canadiens. Il proposera sans doute une législation permettant aux Etats les plus pauvres de bénéficier de transferts en provenance des Etats les plus riches. Mais dans quelles proportions ? La bataille s’annonce rude.
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Prévenir les dictatures ou convertir les dictateurs |
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Milosevic est mort avant que le Tribunal Pénal International ait pu condamner le dictateur qui a supervisé « l’épuration ethnique ». Sa culpabilité ne fait pas de doute mais le drame aurait peut-être pu être évité si l’Europe, en amont, s’était montrée plus vigilante.
A la mort de Tito, en 1980, les dirigeants européens craignaient l’embrasement de la Yougoslavie. Pas encore aveugles, ils ont huilé les rouages de la succession en accordant quelques aides économiques. Les choses, en apparence, se passaient bien : une présidence tournante semblait fonctionner et, en 1984, Sarajevo accueillait dans la joie les Jeux Olympiques d’hiver. Nos « responsables » cessèrent alors d’être préoccupés. Quiconque leur rappelait la fragilité balkanique était un importun. Pourtant, le drame se nouait.
En 1985, le communisme était en déliquescence et ses chefs étaient discrédités. Pour se maintenir, ils devaient ou bien se montrer capables d’apporter un peu de prospérité ou bien se rendre populaires en ravivant des passions nationales. Le dirigeant serbe, Milosevic, essaya d’abord la première solution. Il se dit favorable à l’économie de marché et se déplaça dans toute l’Europe pour quémander de l’argent et attirer des investissements. Personne ne daigna l’écouter. Dépité, Milosevic se mit à flatter l’orgueil serbe et a supprimé, en 1986, l’autonomie dont jouissait le Kosovo à l’intérieur de la République. C’était le commencement de la fin. Peu à peu, le pire a succédé au mal et le pire a conduit à l’enfer.
Quel enseignement tirer de cette tragédie ? Non pas que tous les dictateurs ou apprentis dictateurs peuvent être achetés mais que la carotte est parfois aussi utile que le bâton. Dans le cas de l’Irak, il n’était pas question d’argent. La menace américaine était si forte et le bâton si gros que le « Rais », aurait sans doute été prêt à saisir n’importe quelle carotte. Le Staline qu’il était aurait eu intérêt à se muer en Gorbatchev !
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Etats-Unis : guerre de demain, pensées d’hier |
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Donald Rumsfeld est incorrigible. Même lorsqu’il décrit des menaces modernes, il pense à des remèdes d’un autre âge. « Nous livrons aujourd’hui, a-t-il dit dans un message au Council on Foreign Relations, la première guerre de l’ère des emails, des Blogs, des messageries, … nous devrons [donc] développer notre capacité d’anticipation et de réaction en matière d’information ».
Après un tel diagnostic, on s’attendrait à l’énoncé d’un projet novateur. Mais pas du tout ! « Pendant la guerre froide, ajoute le Secrétaire d’Etat à la Défense, des médias comme Radio Free Europe se sont avérés très efficaces. Nous devons envisager la création de nouvelles organisations et de nouveaux programmes susceptibles de jouer un rôle tout aussi utile dans notre guerre contre la terreur ».
Dans la foulée, Condolezza Rice, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, a demandé au Congrès un budget spécial pour inonder l’Iran d’informations diffusées en persan. Cela semble une excellente idée mais tout indique que l’argent sera, en grande partie, confié à des émigrés qui, de leurs résidences en Californie, pensent en termes de propagande politique. Des programmes de variétés plairaient davantage à la jeunesse iranienne. Quant aux combattants, résistants, terroristes, Fous de Dieu, appelons-les comme on veut, ils fonctionnent en réseaux et la triste expérience irakienne montre que ce n’est pas avec des structures organisationnelles de type pyramidal qu’on les vaincra.
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(In)sécurité informatique |
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Ainsi Skype serait une véritable passoire en terme de sécurité informatique permettant d’écouter les conversation téléphoniques entre scientifiques, BlackBerry une société dont la vocation première serait de lire les mails échangés par les VIP et les FireWalls CheckPoint un outil israélien dont tous les échanges finiraient sur le bureau du Mossad. Dans le monde informatique, et particulièrement depuis l’émergence d’Internet, se faire peur est devenu un tel business que tout risque potentiel devient un risque réel.
Pourtant, à bien y réfléchir, s’il y a un incontestable danger dans les échanges sur Internet, il provient, outre de l’utilisateur lui-même, de son fournisseur d’accès. En effet, qui est mieux placé pour savoir qui vous êtes (à travers le contrat que vous signez avec lui), la volumétrie échangée, les protocoles utilisés (autrement dit à quoi sert l’accès), les sites les plus fréquentés (vos centres d’intérêt), etc. ? D’autant que tout bon fournisseur d’accès se débrouille pour blinder ses contrats en se mettant hors jeu en cas de problème de confidentialité.
Avant de se demander si BlackBerry est capable de casser une clef de chiffrement 3DES, peut-être devrions nous commencer par repérer et réparer les principales faiblesses de nos systèmes d’information.
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L’Europe vue d’ailleurs |
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Les artistes se plaisent à ressembler à la photo d’eux-mêmes que le public préfère. De même les hommes politiques se regardent dans le miroir électoral. Dommage que les étrangers ne votent pas. Si les dirigeants des pays européens se voyaient avec les yeux des Chinois, des Japonais ou des Brésiliens, ils auraient pour principal objectif de renforcer l’Union.
Pour les habitants de Shanghai, d’Osaka ou de Sao Paolo, la force de l’Europe réside dans les rares domaines où elle fait preuve d’unité. Le plus important est celui des normes qui, chez nous, passe presque inaperçu. L’Union Européenne est le plus grand marché du monde et quiconque veut y exporter doit se conformer aux prescriptions imposées. Or, celles-ci, du fait même qu’elles sont valables sur tout le territoire de l’U.E, acquièrent une réputation de standard quasiment universel.
Le second facteur de respect tient à l’euro. Environ 25 % des réserves de change détenues par les banques centrales asiatiques le sont, aujourd’hui, en monnaie européenne. Ce n’est pas énorme mais quand même beaucoup plus que ce qui était détenu en monnaies nationales (essentiellement en marks avant la création de l’euro). Moralité : il ne faut pas s’obstiner à vouloir faire tout seul ce que l’on peut faire mieux quand on est plusieurs.
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Réduction des gaspillages d’énergie |
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En Angleterre, en Californie, en Suède, et sans doute aussi ailleurs, des groupes de maisons ou d’immeubles ont été construits avec des matériaux qui permettent de diminuer une partie des gaspillages d’énergie. De plus, l’énergie consommée par ces « environnementalistes pratiquants » est produite par des panneaux solaires ou par des mini éoliennes. Avec quelques années de recul, le résultat semble prometteur : au prix actuel du kilowatt/h, les surcoûts de construction s’amortissent en quelques années.
Cela tend à montrer que le système de production centralisé peut être concurrencé même si aujourd’hui le prix de l’électricité produite à partir de sources renouvelables (éolien, solaire, courants maritimes, etc.) est encore généralement supérieur à celui des centrales thermiques ou nucléaires. La technologie avance et la production décentralisée devrait bientôt permettre à des producteurs locaux de former des réseaux de « coopératives énergétiques » capables de dépasser le cadre de l’autoproduction.
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Alter mondialisme à l’américaine |
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Seuls les Etats-Unis pouvaient se permettre de briser le tabou concernant le nucléaire civil en Inde. De même, seuls les Etats-Unis sont assez puissants pour gommer les excès de la mondialisation. D’où l’importance d’observer la montée d’un courant contestataire (vaguement alter mondialiste) en Amérique. Ce courant a au moins deux sources.
D’abord, la crainte des délocalisations remue les syndicats et trouve un large écho au Congrès. La Chine est dans la ligne de mire. Son excédent commercial sur les Etats-Unis a atteint un record en 2005 (202 milliards de dollars) et le pays, selon l’expression d’un patron de PME menacée, est accusé « de vendre une main d’œuvre esclave à des multinationales qui en profitent ».
De plus, les inégalités de revenus s’aggravent. Pour les moins favorisés, les revenus sont en baisse. Pour beaucoup, ils stagnent. Pour les 20 % du haut de l’échelle, ils n’augmentent en moyenne que de 1 % par an. C’est le top 1 % qui rafle la mise et, plus grave encore, c’est le top 1 ‰ qui prend, à lui seul, l’essentiel du gâteau. La mondialisation n’est évidemment pas la seule cause de cette disparité mais un mouvement est en train de naître et l’Amérique se trouve, à nouveau, en position de défricher l’avenir.
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Vigilances |
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La France peut-elle combler son retard économique tout en oeuvrant pour une société plus humaine où les salariés ne soient pas de simples variables d’ajustement ? Voilà une des questions posées dans le N°42 de Vigilances (la lettre mensuelle du Club des Vigilants, page 1) à propos de la révolte anti-CPE dont certains aspects apparaissent rétrogrades et certains autres visionnaires.
Marc Ullmann esquisse un premier élément de réponse et demande à tous les « Vigilants » de contribuer par leurs réflexions au contenu du Blog et des prochaines Vigilances.
Roger Fauroux, pour sa part, met l’accent sur les difficultés de l’intégration. Il rappelle que lorsque, en 1998, il a succédé à Simone Veil à la tête du Haut Conseil de L’Intégration, celle-ci lui dit en guise de bienvenue : « Je n’ai jamais pu intéresser un gouvernement de droite à ces questions. Alors bonne chance ! » ; et il ajoute : « Je n’ai pas pu, non plus, y intéresser un gouvernement de gauche ». Fauroux n’est pas, pour autant, désabusé et, partant de la prise de conscience actuelle, détaille nombre de mesures concernant le logement, l’école et l’emploi qui, selon lui, pourraient soigner le « cancer » des discriminations (pages 6 à 9).
Dans ce même numéro, Jean-Claude Leny, ancien PDG de Framatome, explique pourquoi, en matière de transfert de technologie, Areva ne peut pas, en Chine, jouer sur le même registre que Westinghouse. Son EPR est un modèle ultra moderne de 1.600 MWe alors que le modèle AP1000 de Westinghouse n’est que l’extrapolation d’un ancien prototype qui n’a jamais trouvé acquéreur (page 3).
Bernard Esambert, président du Club des Vigilants, s’attaque aux problèmes monétaires et souhaite que la « relative, et très probablement précaire, stabilité de la parité euro/dollar » soit mise à profit pour stabiliser le système international. Il propose l’établissement de « marges de fluctuation entre lesquelles les principales monnaies devraient évoluer, marges qui se réduiraient grâce aux convergences des grandes économies sous-jacentes » (page 2). Enfin, comme d’habitude, Vigilances s’efforce, dans une douzaine d’« Alertes », de traiter l’actualité avec le souci d’apprivoiser l’avenir.
Sommaire
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Effets pervers |
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Mieux vaut, en France, être avocat que DRH ou patron de PME. Plus le code du travail se complique, plus les uns ont de clients, plus les autres ont de migraines. Seul l’expérience montrera si l’idée de CPE était valable mais une chose est sûre : ce nouveau dispositif, s’il est mis en œuvre, s’ajoutera à la liste des dispositifs anciens sans qu’aucun de ceux-ci n’ait été supprimé. Or, tant que les lois et règlements ne seront pas biodégradables, les effets pervers risquent de l’emporter sur les effets féconds.
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Maladies neurovégétatives : l’arme du microchimérisme |
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Durant la grossesse, un petit nombre de cellules souches fœtales s’ « égarent » hors du placenta, passent dans le sang de la mère et vont se nicher dans les tissus du foie, de la rate ou de la peau... Elles peuvent y survivre des années et jouer un rôle réparateur sur les organes endommagés. Ce phénomène est appelé microchimérisme foeto-maternel. Il participe des stratagèmes de dame nature et de l’évolution puisque le fœtus et, plus tard, l’enfant, aura une meilleure chance de survie si la mère est en bonne santé pendant et après la grossesse.
Jusqu’ici ce phénomène n’a jamais été observé dans les tissus du cerveau. Or, une équipe dirigée par Gavin Dawe de la National University of Singapore and Xiao Zhi-Cheng du Singapore's Institute of Molecular and Cell Biology a constaté la présence de cellules souches fœtales dans le cerveau de... souris. Mieux encore, ils ont réussi à démontrer qu’une fois ces « passagers clandestins » en place, ils étaient capables de se différencier et de produire la plupart des cellules cérébrales : neurones, astrocytes, oligodendrocytes... « Simulant » les effets d’une congestion cérébrale dans le cerveau d’une maman souris, ces chercheurs observent que les cellules souches « accourent » dans la région endommagée. Leur concentration est multipliée par 6, ce qui suggère, à leurs yeux, ce rôle réparateur. Elles répondent probablement, selon les membres de l’équipe de recherche, à une forme de « SOS » des cellules endommagées.
Il s'agit de démontrer maintenant que les cellules foetales injectées directement dans le sang des souris sont capables d’agir dans une situation de réparation cérébrale. En cas de résultats positifs, des tentatives pourraient être menées sur l'homme permettant ainsi de s'affranchir des injections intra cérébrales. Ce qui constituerait, à terme, une avancée dans le traitement d’un certain nombre de maladies neurovégétatives.
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